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Lifestyle

Une année créative, mon expérience & mes conseils

26 novembre 2018

En janvier j’ai décidé de poser un mot sur cette année 2018, elle devait être « CREATIVE » ! Je n’ai pas voulu me fixer des objectifs mais plutôt une intention. Cette idée m’a été suggéré par le podcast Oui change ma vie ! Et je crois que cela n’a pas été vain.

J’ai envie de vous parler de cette année, car je pense que cela peut vous aider dans votre futur créatif (personnel & professionnel). Mais surtout j’ai envie de vous faire prendre conscience que ce n’est pas difficile et qu’il suffit parfois juste de le matérialiser et de poser quelques bases… Cela vous donnera peut-être envie pour l’année qui vient de réfléchir à un mot !

 

Bilan sur cette année et perspective pour l’année prochaine

Bon ça n’a pas très bien commencé puisque je crois que les 6 premiers mois de cette année je n’ai pas été créative, enfin très peu, comme un blocage. Mais en fait sans m’en rendre compte je posais les briques de ce qu’allait être le reste de mon année.

La première étape essentiel est d’identifier quelle direction artistique/créative je souhaite emprunter ! Vous pouvez faire pareil de votre coté. Personnellement, les domaines créatifs que je souhaite creuser/tester ce sont vite imposés à moi :

  1. Première(s) expérience(s) dans le cinéma
  2. Le théâtre avec une orientation (plus) pro
  3. Tester la calligraphie, l’aquarelle et peut-être la poterie/céramique
  4. Approfondir la photo/vidéo

Pour chaque domaine il faut décortiquer les freins, les croyances qui peuvent s’imposer et comment passer outre !

1. Pour le cinéma, il a d’abord fallu formuler à moi-même et aux autres que je voulais en faire. J’ai eu beaucoup de mal à en parler. Je pense que ce désir est vraiment profond et de longue date, comme un secret enfoui qu’il ne faut pas dévoiler. J’avais peur de passer pour une fille qui a envie de faire « sa star », égocentrique et narcissique. Alors que, même si ce type de démarche est centré sur soi et sur son image, c’est plus l’approche créative, la palette d’émotions, la technique qui m’excite. J’avais peur que l’image que je projetais à l’époque (gérante de société, ancienne scientifique) ne collait pas avec mes attentes futures de faire du cinéma.

Résultat : Le simple fait d’en parler autour de moi m’a permis de postuler à des castings, que d’autres personnes me parlent d’annonces de casting (vous êtes nombreux à me taguer sur Facebook d’ailleurs merci !!), de rencontrer des personnes dans le milieu du cinéma, d’avoir des contacts… Grâce à cette avalanche de belles choses j’ai d’abord participé à un court-métrage en tant que silhouette puis j’ai obtenu mon tout premier rôle dans un autre. Et d’autres projets dans le domaine du cinéma sont à venir <3 Je suis tellement heureuse !!

2. Pour l’orientation professionnel du théâtre, ma peur du refus ou de l’échec a pris le pas sur le dialogue. Je n’ai jamais osé en parler avec mon prof de théâtre dans l’atelier que je fais depuis 3 ans. Mais la vie m’a donné un petit coup de pouce puisque j’en ai parlé à un des comédiens qui fait cet atelier et mon prof a entendu la discussion et (au bonheur) est venu me voir pour me proposer un contrat semi-pro, payé !

Résultat : J’ai donc été payé pour la première fois de ma vie pour jouer ! Je n’aurais jamais cru cela possible même si c’était un de mes objectifs cette année. Cette semaine j’ai donc participé à un projet sur le handicap qu’on a proposé à la préfecture, riche en émotions et en rencontres exceptionnelles…

3. Pour les « loisirs créatifs », je manquais de patiente au départ. Je me disais « Je suis débutante je vais mettre mille ans pour obtenir un résultat correct ». Bref, j’ai observé ces résistances sans m’y confronter au départ. En milieu d’année une amie m’a proposé un atelier sur la calligraphie (gratuit, proposé par la ville) et en fait cela a été le déclic. J’ai réussi en quelques heures à prendre du plaisir. D’ailleurs j’ai écrit il y a quelques mois un article sur le sujet « Comment se lancer en calligraphie ? » avec une vidéo sur les techniques/outils de bases.

Résultat : Après mon expérience dans la calligraphie, je me suis lancée seule chez moi dans l’aquarelle. Je vous y consacre un article très vite promis ;). Et enfin pour mon anniversaire, ma soeur m’a offert 3h avec une céramiste, pour confectionner des pièces de poterie. Je n’ai pas encore pris rdv mais j’ai tellement hâte de tester ! Si cela est concluant, j’y consacrerai un article aussi…

4. Et enfin la photo et la vidéo (blog/réseaux sociaux : Instagram & Facebook) fait partie intégrante de ma démarche depuis toujours. C’est ma façon de faire. Je trouve que le texte doit être aussi abouti que le visuel (dans la mesure de mes capacités hein !) sinon l’un ou l’autre ne me parle pas. Je n’arrive pas à dissocier les deux. Sauf que parfois j’ai la flemme (toi-même tu sais), et du coup je ne crée rien. En fait depuis toujours mon blog est indépendant, c’est à dire que son contenu ne dépend pas de produits que je reçois pour le moment. Je ne suis donc pas « obligé » de créer de contenu si je n’en ai pas envie. SAUF que voilà il n’y a aucun moteur. Il y a quelques semaines la marque insulaire BENOA m’a contacté pour me proposer que je réalise la story du mois sur leur site, retrouvez-là ici. Au delà de travailler avec une marque qui me plait, cela nous a poussé avec mon homme (on a vraiment tout fait ensemble) à réfléchir à plusieurs ambiances/shootings photo et vidéo et choisir (librement) les pièces de la collection automne/hiver qui collent avec chaque thème. Je n’étais pas obligée de publier sur mon blog (uniquement pour leur eshop) mais cela m’a donné envie d’aller plus loin et de vous le partager ici !

Le résultat le voici (en partie) ici, avec l’un des 3 shootings, pas le plus simple puisqu’on était sous la pluie au lac de Tolla. Découvrez enfin la vidéo que j’ai réalisé sur mon InstagramTV. Bref une belle expérience qui me pousse dans l’avenir à travailler avec d’autres personnes/marques. C’est quelque chose qui me booste et me pousse à créer davantage. Certaines personnes n’ont pas besoin de ça mais pour ma part j’ai besoin de dead line, d’objectifs, etc. pour créer toujours plus. Du moment que je suis consciente de ça, je fais en fonction. Il y a d’ailleurs un très bon épisode sur Oui change ma vie (oui encore) sur la typologie des personnalités !

 

J’espère que cet article plus personnel que d’habitude vous plaira quand même. Cela fait longtemps que j’ai envie de vous parler de ma démarche créative. C’est vraiment quelque chose qui me tient à coeur et pour laquelle je me questionne en permanence. Parce que l’on se met souvent des freins personnels ou financiers, des freins par rapport à ce que l’on attend de nous aussi.

Un grand merci à Benoa pour m’avoir fait confiance, en particulier à Marion de la boutique d’Ajaccio et à Antonia ! Le pull col roulé jaune que je porte est à retrouver sur l’eshop BENOA. Les boucles d’oreilles Benoa ne sont plus disponibles.

Lifestyle

Lavomatic zone

16 janvier 2018

Se sentir à sa place, n’est jamais chose facile mais en grandissant j’ai l’impression qu’on arrive à être à l’aise avec les rencontres/lieux nouveaux, les surprises (bonnes ou mauvaises). À force de vivre des situations cocasses, on apprend à maitriser ses propres comportements comme 1- Rire à une (mauvaise) blague de son patron 2- Ecouter les histoires gênantes de la caissière en étant à la fois perplexe et compatissante 3- Discuter d’une émission télé avec Tata Françoise alors que l’on ne regarde plus que Netflix.

L’âge à cela de surprenant que plus grand chose nous surprend. À défaut de vivre comme un enfant émerveillé et curieux de tout, l’adulte suit le rail emmitouflé dans un bon plaid polaire, tout doux tout chaud. Mais si on en abuse, le plaid polaire peut se révéler un peu étouffant, on transpire vite dedans !

Pour vivre comme un enfant, la piste que j’ai trouvé c’est d’être un adulte qui se fait violence afin de sortir parfois de ma zone de confort (= le plaid) pour trouver une zone d’inconfort temporaire. Cela ne veut pas dire « Faire que des choses que je déteste » mais plutôt me mettre en danger dans des domaines que j’aime. 

Moi, ma zone de confort et de plaisir c’est la photo ! Cela fait déjà deux/trois mois que je prends un plaisir fou à explorer mon théâtre intérieur afin de trouver des personnages qui me correspondent pour vous les faire découvrir en photo. Depuis des semaines, j’ai l’idée d’un shooting dans un lavomatic. Le look, le bon timing et le lavomatic de mes rêves trouvés, mon homme-photographe et moi partons confiant. À priori, on ne sortira pas trop de notre zone de confort aujourd’hui. Le hic c’est que le lavomatic de mes rêves n’était pas que le mien.

Le Jour J venu, j’ai trouvé des gens particulièrement bien installés à l’intérieur. Magazines, sodas… Bref, avant d’être rentrée, j’étais déjà partie !

Je me suis rabattue sur le second choix qui avait l’avantage d’être vide. Mon homme et moi commençons donc tranquillement notre shooting ! Mais nous sentons vite qu’ici, il règne une atmosphère particulière. Ici, c’est un lieu où l’on se sent déstabilisé, étranger. Il n’y habite personne mais on y ressent le passage, la vie, les habitudes de chacun. Ici, les voitures et les grues qui se reflètent dans la vitre sont les voisins curieux et privilégiés d’un ballet improvisé. À l’intérieur, des machines tournent sans personne. Pour le moment.

J’ai vécu dans ce lavomatic une étrange après-midi. Ma propre ville m’est apparue sous un nouveau jour. Là où les gens se croisent sans se regarder mais où chacun sait. Un squat pour les uns, un bout de maison perdue pour les autres.

Notre solitude a été très vite interrompue mais, à ma grande surprise, chacun vaquait à ses occupations, sans vraiment être choqué par notre séance photo. D’un coté, un couple avec deux chiens. L’homme attend sur le banc avec ses bêtes, la femme s’occupe du linge. Une autre femme seule passe rapidement récupérer son linge humide dans un sèche linge. Plus tard, des hommes seuls font des aller-retours, guettant la fin du cycle. Enfin un homme en moto vient récupérer la recette de la journée.

Ce jour là, nous n’étions pas vraiment dans notre zone de confort. Mon théâtre intérieur a cette fois-ci été perturbé, non pas par le froid (comme à Vizzavona), ou par l’obscurité et les moustiques (comme le shooting en bord de mer) mais par les âmes qui peuplent ce lieu urbain. Mais au milieu de toutes ces personnes et ces bêtes, je me suis rappelée qu’au théâtre, on nous apprend à ne pas dire « NON »  lors d’une improvisation, pour ne pas fermer les portes et bloquer l’action. Cet après-midi là justement, j’ai décidé de ne pas refuser ce qui se passait autour de moi, mais plutôt de l’accueillir et de m’en nourrir. D’être dans la surprise de l’action quand un chien vient me lécher la main ou quand une personne passe devant l’objectif. Je ne les ignore pas NON, je profite de ce qu’ils m’offrent. D’ailleurs en fin d’article, je vous ai glissé les deux photos qui illustrent ce propos ;).

Nous sommes repartis un peu changé de cet endroit. Heureux d’avoir été spectateurs (et un peu acteur) de cette jolie pièce de théâtre qu’est la vie banale. Mais surtout étonnés d’apprendre, que notre zone d’inconfort du jour, a été plus stimulante et surprenante que ce que nous avions prévu !

Petite nouveauté, je me suis dit que ça serait intéressant de vous montrer en vidéo l’ambiance de ce lieu, en quelques secondes…

Et toi, à quelle occasion arpentes-tu ta zone d’inconfort ?

Mode

La voleuse de citrouilles

30 octobre 2017

Cette année j’ai eu envie de consacrer un article à Halloween, me plonger complètement dans cette tradition à travers un shooting photo ! Pour cela, j’ai imaginé pour le blog, un personnage inédit, loin de ce que l’on a l’habitude de voir durant cette période, qui vole les citrouilles déposées sur les fenêtres afin de les ramener chez elle, dans les bois. La voleuse de citrouilles !

Il y a quelques semaines de cela, j’ai fait naitre ce personnage au fur et à mesure que je trouvais le lieu (Vizzavona), la tenue (une robe en velours bleue), le maquillage (soutenu avec une bouche sombre) et les accessoires (une couronne réalisée à partir de branches, des citrouilles et des courges évidemment).

Outre le fait que j’étais en petite robe à 1200 mètres d’altitude et que mon photographe non officiel et moi-même n’arrivions plus à bouger nos doigts après 2 heures de séance, j’ai adoré faire ce shooting que j’ai préparé comme je vous disais, en amont, dans la même lignée que « Lumière de fin d’été ». Une réelle dose d’excitation et de créativité pour la seconde fois ! Evidemment, je ne compte pas m’arrêter, la perspective de créer à chaque fois de nouveaux personnages me plait tellement… 

Je vous laisse découvrir un bout de vie de la Voleuse de citrouilles. Un conseil, ne laissez pas trainer vos citrouilles sur la fenêtre ! Elles peuvent disparaitre mystérieusement dans une forêt non loin de chez vous…

 

 

Et vous quel est le personnage que vous aimeriez interpréter pour Halloween ?

NB : Après l’écriture de cet article et la création de ce personnage, je me suis rendue compte qu’un livre pour enfant s’appelait « La voleuse de citrouilles »… C’est fou comme les imaginaires peuvent se croiser parfois. Maintenant je suis curieuse de connaître l’autre voleuse de citrouilles 😉  !!