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Cap des 30 ans

Lifestyle

La cap des 30 ans #2

11 septembre 2017

Il y a quelques jours j’ai eu 31 ans et j’ai fais un constat simple. L’année qui vient de s’écouler à été l’une des pires années de ma vie d’adulte.

En réalité, il ne s’est pourtant rien passé d’horrible cette année, ni décès, ni rupture, ni échec cuisant. J’ai même eu plusieurs jolis moments grâce à l’e-shop et au blog notamment. Mais c’était l’apocalypse. Et une année entière avec un tourbillon dans votre tête, je peux vous dire que c’est très long, surtout quand on n’identifie pas clairement le problème.

Retour en arrière.
Fin de l’été 2016, après une semaine de vacances à Rotterdam, j’ai 30 ans. Je pense aborder la trentaine sereinement. Je clame haut et fort que ce n’est pas si terrible, que je me sens bien dans mon corps, blablabla. J’écris un article sur le sujet d’ailleurs. Mes amies me font la surprise d’un voyage en Sardaigne entre filles. La vie de rêve. Quelques semaines plus tard, BAM. Le monde s’écroule.

Les gens me font réaliser que j’ai perdu ma bonne humeur. Je n’ai plus le goût à rien. Les problèmes des autres me fatiguent. Je m’enferme chez moi et ne sors quasiment plus. Et quand Anne Marie ne sort plus, c’est que c’est grave !! Les 30 ans m’ont mis une pression Je me suis mise une pression injustifiée pour mes 30 ans. J’angoisse sur tous les problèmes existentiels de la vie comme :
– Je n’ai pas d’enfant, je ne pense pas être prête pour en avoir un demain, quand est ce que ça viendra ?
– Je n’ai pas de situation pro stable mais en même temps j’adore cette vie, mais c’estquand même stressant,
– Je n’ai pas d’appart à moi, je ne sais pas ce que j’aimerais, mais je n’ai pas d’appart à moi !
– Je n’ai pas fait le tour de la planète, mais quand j’aurais un gosse ça sera trop tard, mais de toute manière je ne suis pas prête pour en avoir, alors il faut que je voyage, mais je n’ai pas le temps ni l’argent pour faire tous les pays de mes rêves…

BREF. Vous voyez le genre de cercle à la con qui nous emprisonne, et bien j’étais coincée là dedans.

Je ne suis pas là pour vous raconter mes moments difficiles sinon je serais aller chez Evelyne Thomas ! Je voulais vous parler des différentes pistes qui m’ont permis de remonter la pente tout doucement.

La pleine conscience

Après quelques mois de déprime intensive, j’ai commencé un stage de 8 semaines sur la pleine conscience. C’est une méthode basée sur la méditation et la prise de conscience de nos émotions, de nos douleurs, de nos schémas de pensées. Cette méthode s’adapte aussi bien aux gens stressés, qu’aux personnes souffrants de dépression ou de douleurs chroniques ou même aux personnes qui n’ont apparemment aucun souci. Ces 8 semaines m’ont fait prendre beaucoup du recul et m’ont aidé à appréhender mon stress à travers la méditation et l’écriture.

Je ressentais le besoin de me (re)connecter à moi même et au moment présent. Cela parait bête mais écrire ses rêves, ou nos moments de joie ou encore sur les pensées automatiques qui nous nuisent, m’a permis d’identifier ma manière de fonctionner depuis des années. Tout n’est pas réglé, mes angoisses n’ont pas disparu et le stress accompagne toujours mes journées.

Mais la pleine conscience n’est pas là au départ pour nous faire changer, ou pour soulager nos douleurs mais juste pour en être conscient, vivre avec sans les fuir. Voilà, elles sont là, c’est comme ça pour le moment.

Après ces 8 semaines, je n’ai pas réussi à pratiquer la pleine conscience tous les jours malheureusement (c’est le plus dur je crois) mais de temps en temps je m’y replonge !

La thérapie cognitive

Je m’intéresse également à la thérapie cognitive dont la base est « Nos émotions sont le fruit de nos pensées ». L’un des principes de cette thérapie est que ce n’est pas le monde extérieur qui est la cause de nos émotions mais seulement la représentation que l’on en a et les pensées qui nous traversent l’esprit… Vaste programme. Je ne suis encore qu’au début de mes recherches mais les progrès se font vite sentir. Pour l’émotive que je suis, je fais face à des évidences et je commence à identifier les schémas de pensées que l’on a tous un jours dans nos vies et qui nous empoisonnent.

Assumer mon coté artistique

Au cours de ces derniers mois, j’ai aussi pris conscience que la création, le manuel et l’artistique n’ont plus aucune place dans ma vie. Pourtant petite, ma mère devait toujours trouver une occupation manuelle sinon je répétais en boucle « Je m’ennuie, je m’ennuie, je m’ennuie ». Peu de dessins animés et de barbies, plutôt de la pâte à sel, de la peinture, du dessin, des figurines en plâtres ou encore du bricolage avec mon père et ma soeur… Sauf que depuis mes 20 ans impossible de conjuguer scientifique et artistique. Le blocage. Comme si je devais  cocher une des deux cases et m’y tenir. Moi qui ne supporte pas mettre les gens dans des cases, voilà que je m’étais enfermée toute seule, à triple tour.

Depuis que j’ai eu ce déclic, je mets en oeuvre tout un tas de choses pour revenir à l’essentiel, au manuel, à l’expression des émotions par la création.

C’est un processus difficile pour moi car j’ai besoin d’explorer mes mauvaises expériences et me servir de cette matière pour alimenter la création mais j’aime la direction que je suis en train de prendre.

Pour les personnes qui ont vécu des chocs, cela peut sembler futile comme problème « Oh la pauvre, elle a 30 ans ! » mais j’ai eu besoin de vous partager ce moment de vie. J’ai souhaité écrire cet article pour vous partager mes pistes vers la prise de conscience des schémas invertueux que l’on mets en place sans le vouloir/savoir ! À 20 ans, 35 ou à 40 ans…

Petit clin d’oeil à cette période de m°&/$, cette série de photo, réalisée en Belgique au pied des escaliers qui se nomme « La montagne de Bueren ». C’est un escalier de 374 marches (avec une pente de 30 %). Je crois que cette année a été aussi vertigineuse et longue que ces escaliers, une véritable montagne à gravir. J’aime imaginer qu’il y a 1 an, j’étais tout en bas, paralysée. Et me voici aujourd’hui en train de monter les marches une à une… Je suis presque tout en haut ;).


Si vous vous intéressez par la pleine conscience, je vous conseille l’auteur Christophe André. C’est l’un des chefs de file des thérapies comportementales et cognitives en France. Psychiatre, il a été l’un des premiers à introduire l’usage de la méditation en psychothérapie. Pour vous donner un petit aperçu de la méditation en pleine conscience, voici le lien d’une vidéo de 3 minutes à faire chez soi, le matin ou le soir, au bureau ou dans la salle d’attente chez le médecin… Une, deux ou trois fois par jour ! Vous m’en direz des nouvelles 😉

Lifestyle

Le Cap des 30 ans #1

30 août 2016

Après quelques semaines d’inactivités sur le blog et une semaine de VRAIES vacances (je vous en reparle très vite ici), ça y est c’est enfin la rentrée, et qui dit rentrée dit nouvelles résolutions qu’on oublie vite (lecture, activités sportives, manger équilibré et bio, refaire la déco, être moins bordélique), nouvelles fringues, nouvel agenda et nouveaux jolis stylos. Bref comme chaque année… a un détail prêt pour moi car je passe cette semaine le cap des 30 ans ! C’est bête à dire, attention spoiler pour les gens de 20 ans, mais contrairement à ce que l’on pense, c’est assez cool d’avoir 30 ans. On va pas se mentir, c’est pas non plus bisounours land, je vais d’ailleurs essayer de vous écrire d’autres articles moins glam’ sur le sujet. Mais cette semaine je préfère être dans ma bulle de bien-être, remplie d’arc-en-ciel, de bières et d’apple pie. Je disais donc qu’il y a des trucs sympas qui nous arrivent à nous les trentenaires en devenir, comme le rapport au corps !

hypsica blog mode cap 30 ans lifestyle moodComme beaucoup de filles je pense, je n’ai jamais été en super harmonie avec mon corps. Pourtant je fais partie des filles dans la moyenne. Pffff… Cela ne veut rien dire je sais (moyenne par rapport à quoi ? à qui ?) mais je m’explique. Je n’ai jamais été ni grosse ni maigre, plus ou moins stable. Un 38 quoi ! Un peu de cellulite, le quota normal. Des seins moyens, plutôt moyennement petits que moyens mais disons que ça fait la blague l’affaire … Je ne suis ni petite ni grande, 1 m 69 précisément (70 ça serait trop simple). Bref pas de quoi faire la couverture du Vogue US (ni de Corse-matin d’ailleurs) mais pas de quoi non plus me morfondre dans ma chambre tous les soirs devant Hartley coeur à vif (quoique #drazic #hommedemavie #posterssurlesmursdemachambre). Oui mais voilà, Madame Hormona pubertus un jour a décidé de faire de ma vie une schizophrénie totale. Du jour au lendemain est apparu 2 filles : celle que les gens voyaient (hautaine, stragna) et celle que j’avais l’impression d’être (timide et en perdition). Et cela a duré quelques longues années mais heureusement le karma, ou plutôt la physiologie, fait bien les choses puisque un jour tout s’est (ré)équilibré et l’apaisement est arrivé. J’ai enfin compris que cette schizophrénie était juste une quête d’identité sans fin ! La crise de la puberté quoi. La fille, elle nous pond un article pour nous parler de sa crise d’ado #so90’s… Non en fait c’est plutôt une crise d’ado qui a trainé en longueur. D’ailleurs, pourquoi jamais personne ne m’a prévenue qu’après la puberté, on est pas encore sortie d’affaire ? Qu’entre l’adolescence et la vraie vie de femme/d’homme accompli(e), il y a la post-puberté et c’est pas franchement de tout repos ?

Mais le constat est enfin là, je m’assume enfin… Attention je ne dis pas que je vais tourner demain une pub pour Dove, avec mes bourrelets, ma cellulite et mes nouvelles cernes de trentenaire, mais disons qu’aujourd’hui j’ose ENFIN. Et lorsque j’ai vu les photos de ce shooting improvisé, très peu maquillée et un poil brillante, pas coiffé, en short court et en body rouge sans soutien gorge, où il est inscrit « Above average » (Au dessus de la moyenne) sur la poitrine, j’ai vu une fille que je ne connaissais pas ! Ou plutôt, j’ai découvert ce que j’étais devenue. Une fille bien dans ses baskets… Alors c’est pas non plus la découverte du siècle, et j’aurai bien voulu que cette prise de conscience pointe le bout de son nez un petit peu plus tôt dans ma vie, mais quand même ça fait du bien de se dire enfin : J’oserai tout porter (sauf les bérets désolé ça je peux pas vraiment, c’est au dessus de mes forces).

Si on avait dit à la fille de 20 ans que j’étais « Dans 10 ans tu oseras sortir dans la rue avec un poom poom short et la réplique du maillot de Pamela Anderson (les pastèques en moins) et tu assumeras à fond« , j’aurais dit à cette personne soit d’aller se faire foutre (dans mes mauvais jours) soit de me donner le numéro de son fournisseur de champipix hallucinogène…

Même si je sais que cet état de grâce est provisoire, et que ma vie de trentenaire aura surement d’autres tracas plus importants que « 3 kilos en trop », j’aime me dire que cette nouvelle décennie sera remplie à ras bord de jolis projets fous, décomplexés, perchés, peut-être ratés mais toujours 100% assumés !!

Freedom for nipples
(non quand même pas jusque là non plus)

 

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