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Lifestyle

Une année créative, mon expérience & mes conseils

26 novembre 2018

En janvier j’ai décidé de poser un mot sur cette année 2018, elle devait être « CREATIVE » ! Je n’ai pas voulu me fixer des objectifs mais plutôt une intention. Cette idée m’a été suggéré par le podcast Oui change ma vie ! Et je crois que cela n’a pas été vain.

J’ai envie de vous parler de cette année, car je pense que cela peut vous aider dans votre futur créatif (personnel & professionnel). Mais surtout j’ai envie de vous faire prendre conscience que ce n’est pas difficile et qu’il suffit parfois juste de le matérialiser et de poser quelques bases… Cela vous donnera peut-être envie pour l’année qui vient de réfléchir à un mot !

 

Bilan sur cette année et perspective pour l’année prochaine

Bon ça n’a pas très bien commencé puisque je crois que les 6 premiers mois de cette année je n’ai pas été créative, enfin très peu, comme un blocage. Mais en fait sans m’en rendre compte je posais les briques de ce qu’allait être le reste de mon année.

La première étape essentiel est d’identifier quelle direction artistique/créative je souhaite emprunter ! Vous pouvez faire pareil de votre coté. Personnellement, les domaines créatifs que je souhaite creuser/tester ce sont vite imposés à moi :

  1. Première(s) expérience(s) dans le cinéma
  2. Le théâtre avec une orientation (plus) pro
  3. Tester la calligraphie, l’aquarelle et peut-être la poterie/céramique
  4. Approfondir la photo/vidéo

Pour chaque domaine il faut décortiquer les freins, les croyances qui peuvent s’imposer et comment passer outre !

1. Pour le cinéma, il a d’abord fallu formuler à moi-même et aux autres que je voulais en faire. J’ai eu beaucoup de mal à en parler. Je pense que ce désir est vraiment profond et de longue date, comme un secret enfoui qu’il ne faut pas dévoiler. J’avais peur de passer pour une fille qui a envie de faire « sa star », égocentrique et narcissique. Alors que, même si ce type de démarche est centré sur soi et sur son image, c’est plus l’approche créative, la palette d’émotions, la technique qui m’excite. J’avais peur que l’image que je projetais à l’époque (gérante de société, ancienne scientifique) ne collait pas avec mes attentes futures de faire du cinéma.

Résultat : Le simple fait d’en parler autour de moi m’a permis de postuler à des castings, que d’autres personnes me parlent d’annonces de casting (vous êtes nombreux à me taguer sur Facebook d’ailleurs merci !!), de rencontrer des personnes dans le milieu du cinéma, d’avoir des contacts… Grâce à cette avalanche de belles choses j’ai d’abord participé à un court-métrage en tant que silhouette puis j’ai obtenu mon tout premier rôle dans un autre. Et d’autres projets dans le domaine du cinéma sont à venir <3 Je suis tellement heureuse !!

2. Pour l’orientation professionnel du théâtre, ma peur du refus ou de l’échec a pris le pas sur le dialogue. Je n’ai jamais osé en parler avec mon prof de théâtre dans l’atelier que je fais depuis 3 ans. Mais la vie m’a donné un petit coup de pouce puisque j’en ai parlé à un des comédiens qui fait cet atelier et mon prof a entendu la discussion et (au bonheur) est venu me voir pour me proposer un contrat semi-pro, payé !

Résultat : J’ai donc été payé pour la première fois de ma vie pour jouer ! Je n’aurais jamais cru cela possible même si c’était un de mes objectifs cette année. Cette semaine j’ai donc participé à un projet sur le handicap qu’on a proposé à la préfecture, riche en émotions et en rencontres exceptionnelles…

3. Pour les « loisirs créatifs », je manquais de patiente au départ. Je me disais « Je suis débutante je vais mettre mille ans pour obtenir un résultat correct ». Bref, j’ai observé ces résistances sans m’y confronter au départ. En milieu d’année une amie m’a proposé un atelier sur la calligraphie (gratuit, proposé par la ville) et en fait cela a été le déclic. J’ai réussi en quelques heures à prendre du plaisir. D’ailleurs j’ai écrit il y a quelques mois un article sur le sujet « Comment se lancer en calligraphie ? » avec une vidéo sur les techniques/outils de bases.

Résultat : Après mon expérience dans la calligraphie, je me suis lancée seule chez moi dans l’aquarelle. Je vous y consacre un article très vite promis ;). Et enfin pour mon anniversaire, ma soeur m’a offert 3h avec une céramiste, pour confectionner des pièces de poterie. Je n’ai pas encore pris rdv mais j’ai tellement hâte de tester ! Si cela est concluant, j’y consacrerai un article aussi…

4. Et enfin la photo et la vidéo (blog/réseaux sociaux : Instagram & Facebook) fait partie intégrante de ma démarche depuis toujours. C’est ma façon de faire. Je trouve que le texte doit être aussi abouti que le visuel (dans la mesure de mes capacités hein !) sinon l’un ou l’autre ne me parle pas. Je n’arrive pas à dissocier les deux. Sauf que parfois j’ai la flemme (toi-même tu sais), et du coup je ne crée rien. En fait depuis toujours mon blog est indépendant, c’est à dire que son contenu ne dépend pas de produits que je reçois pour le moment. Je ne suis donc pas « obligé » de créer de contenu si je n’en ai pas envie. SAUF que voilà il n’y a aucun moteur. Il y a quelques semaines la marque insulaire BENOA m’a contacté pour me proposer que je réalise la story du mois sur leur site, retrouvez-là ici. Au delà de travailler avec une marque qui me plait, cela nous a poussé avec mon homme (on a vraiment tout fait ensemble) à réfléchir à plusieurs ambiances/shootings photo et vidéo et choisir (librement) les pièces de la collection automne/hiver qui collent avec chaque thème. Je n’étais pas obligée de publier sur mon blog (uniquement pour leur eshop) mais cela m’a donné envie d’aller plus loin et de vous le partager ici !

Le résultat le voici (en partie) ici, avec l’un des 3 shootings, pas le plus simple puisqu’on était sous la pluie au lac de Tolla. Découvrez enfin la vidéo que j’ai réalisé sur mon InstagramTV. Bref une belle expérience qui me pousse dans l’avenir à travailler avec d’autres personnes/marques. C’est quelque chose qui me booste et me pousse à créer davantage. Certaines personnes n’ont pas besoin de ça mais pour ma part j’ai besoin de dead line, d’objectifs, etc. pour créer toujours plus. Du moment que je suis consciente de ça, je fais en fonction. Il y a d’ailleurs un très bon épisode sur Oui change ma vie (oui encore) sur la typologie des personnalités !

 

J’espère que cet article plus personnel que d’habitude vous plaira quand même. Cela fait longtemps que j’ai envie de vous parler de ma démarche créative. C’est vraiment quelque chose qui me tient à coeur et pour laquelle je me questionne en permanence. Parce que l’on se met souvent des freins personnels ou financiers, des freins par rapport à ce que l’on attend de nous aussi.

Un grand merci à Benoa pour m’avoir fait confiance, en particulier à Marion de la boutique d’Ajaccio et à Antonia ! Le pull col roulé jaune que je porte est à retrouver sur l’eshop BENOA. Les boucles d’oreilles Benoa ne sont plus disponibles.

Mode

L’évidence de l’hiver, le tailleur pantalon

19 octobre 2018

Cet article est écrit en parallèle avec une chronique (la seconde) que je réalise pour France 3 Corse Via Stella. Le lien de l’émission est à retrouver en bas de l’article, vous allez me voir un peu destabilisée, butée sur des mots mais surtout prendre beaucoup de plaisir ;). Et voici ma 1ère chronique si ça vous intéresse !

N’hésitez pas à me suivre sur Instagram, pour découvrir les coulisses des chroniques, mes inspirations et mes moments créatifs !

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’une tendance que je vois depuis quelques mois et que j’aime follement, c’est le tailleur pantalon.

Il revient en force cet hiver mais c’est difficile de nier l’histoire féministe qu’il y a autour de cet ensemble. Dans les années 60, Yves Saint Laurent crée le premier smoking pour femme. C’est une révolution pour l’époque, puisque il était interdit aux femmes d’aller travailler en pantalon. D’ailleurs, Françoise Hardy arborant un smoking noir lors d’un soirée à l’Opéra garnier,  se fera siffler à l’entrée et à la sortie. Il faudra attendre quelques mois pour que ces 2 pièces deviennent un symbole de libération féminine (et féministe) et un vrai succès commerciale dans le prêt à porter.

Ce n’est pas pour rien que Pierre Bergé dira que « Chanel a libéré la femme, Saint Laurent leur a donné le pouvoir » .

 

Comment porter le tailleur pantalon ?

Contrairement à ce qu’on a pu voir il y a quelques années, aujourd’hui la tendance est aux formes larges et amples. La veste se veut longue et plutôt loose, assez masculine et le pantalon taille haute et droit voir évasé en bas ! Vous pouvez même le porter plus court, comme celui que je porte aujourd’hui !

Pour le choix du tissu, vous pouvez jouer la carte de l’uni, noir, bleu marine (comme le mien) ou rose (très présent cette année) ou sinon osez l’imprimé. J’aime beaucoup les tailleurs bleu marine avec des rayures très fines blanches mais l’imprimé prince de galles est le must have cet hiver. Il y a aussi le fleuri que j’aimerais beaucoup (oser) porter !

Quel style adopter ?

Le plus évident c’est de l’associer à une chemise, un chemisier avec des escarpins/bottines. Il faut juste faire gaffe de ne pas tomber dans le classique si ce n’est pas l’effet recherché. Le plus pointue selon moi, c’est le porter très ample, pantalon plus court, et l’associer avec des baskets et un t-shirt (ou un polo, violet pour moi) pour un orientation vraiment street. La combinaison qui me ressemble le plus c’est l’association de pièces classiques comme des bottines, et un top dentelle avec un accessoire plus street comme un sac à dos (comme sur la photo ci-dessus). J’ai trouvé cette petite merveille dans une boutique Parfois. Bizarrement, je n’ai pas trouvé la référence (pourtant achetée cette rentrée) sur le site mais je pense que vous trouverez tout de même votre bonheur, il y a un joli choix !

Où acheter un tailleur pantalon ?

Favorisez un costume de qualité, n’hésitez à y mettre un peu le prix… Si vous n’avez pas trop les moyens, tournez vous vers le vintage, vous trouverez (comme toujours) des merveilles aussi ! Les marques corses se mettent aussi à la tendance puisque le costume que je porte vient de la marque Benoa, vous pouvez retrouver la veste et le pantalon sur leur site et dans leurs boutiques !

Alors, quel est le look qui vous parle le plus ? Voici ma chronique en vidéo !

Voyage

City guide Rotterdam | Bonnes adresses, moulins à gogo, vélo et danse ridicule

3 mai 2018

Vous êtes de plus en plus nombreux à regarder mes articles sur Rotterdam, mais je me suis rendue compte qu’il manquait un article plus global sur cette ville, comme un City guide ! Le voici donc enfin… J’en ai profité aussi, maintenant que j’ai une chaîne Youtube, pour réaliser une vidéo de ce voyage riche en découvertes artistiques et architecturales. Je trouve que la vidéo fait passer d’autres choses comme le rythme de la vie néerlandaise ! C’est parti ? 

Pourquoi Rotterdam et pas Amsterdam ?

C’est une question que l’on nous a beaucoup posé à mon homme et moi. En fait on a éliminé Amsterdam pour partir l’esprit vierge de vidéos/articles/ recommandations… Quelques mois avant de choisir cette destination, une amie de ma soeur était partie à Rotterdam et quand elle m’a raconté son voyage, j’avais vraiment envie de découvrir cette ville !

Comment s’y rendre ?

Tout ce que vous ne devez PAS faire pour vous rendre à Rotterdam se trouve dans les lignes suivantes : Nous avons pris un vol Ajaccio-Liège puis nous avons dormi un jour à Liège car il n’y avait pas de train qui partait le jour même. Et pareil pour le retour. Je vous passe évidemment la soirée un peu longue le dimanche soir à Liège (ce n’est pas que je n’aime pas Liège mais disons que c’est un peu mort le dimanche soir). En train, la liaison Liège/Rotterdam est juste un calvaire. Il a fallu changé 3 ou 4 fois de train et courir (escaliers compris) avec 20 kilos de valises entre chaque porte et seulement quelques minutes entre chaque changement et aucune indication de ces changements sur les billets… BREF pourquoi faire simple j’ai envie de vous dire ! Mais au final on en a bien rigolé, c’était un peu notre Pékin express à nous, la brosse à dent en plus !

Si je peux vous conseiller un itinéraire, à partir de Paris prenez tout simplement un Thalys jusqu’à Rotterdam (120 euros environ, pour 3h de voyage).

Le prix de la vie à Rotterdam ?

Le coût de la vie à Rotterdam est en général assez similaire à la Corse (donc légèrement supérieur à la moyenne française).

  • Coté food, les Pays-bas n’ont pas de plat/cuisine typique, vous trouverez des restos orientaux mais aussi beaucoup d’italiens. Pour un bon resto, comptez 35€ par personne. Pour les spécialités comme le fromage et la bière, le rapport qualité/prix est très bon évidemment, spécialité oblige !
  • Pour l’hébergement, nous avons choisi un logement Airbnb très beau et spacieux (le style scandinave quel bonheur) dans un quartier tranquille de Rotterdam (près de l’Euromast) à 5 minutes en tramway de l’hyper-centre. Nous avons payé 420 euros pour 5 nuits. Pour une chambre d’hôtel basique, nous aurions payé minimum 600 euros l’hôtel ! Nous sommes partis fin aout, les tarifs étaient forcément plus cher que le reste de l’année mais en général les hôtels dans les grandes villes (Amsterdam, Rotterdam) sont assez élevés. Privilégiez un Airbnb !
Comment se déplacer à Rotterdam ?

Nous avons réalisé tous nos déplacements en Tramway. Si je devais imaginer le tramway de mes rêves (chacun ses rêves, don’t juge me) je crois que je l’imaginerais exactement comme ça ! Il est toujours à l’heure et propre (comme neuf) et il y a un contrôleur dans chaque wagon, on s’y sent vraiment en sécurité !!

J’ai lu sur le web que le métro est également très très bien fait mais nous n’avons pas testé !!! Concernant le vélo, c’est un peu la folie là-bas, TOUT le monde est en vélo… Les gens mangent même en pédalant (ce n’est pas une blague). Je n’en ai malheureusement pas fait en centre-ville, nous n’avons pas trouvé de sociétés de location près de chez nous ou sur le passage. C’est un regret car je pense qu’on ne peut pas réellement sentir le rythme du centre-ville de Rotterdam sans en faire au moins une fois !!! Je vous en parle plus bas, on s’est rattrapé le temps de quelques heures dans la campagne néerlandaise (voyez comme je suis à l’aise sur la vidéo) mais je suis quand même repartie frustrée de n’avoir pas fait de vélo en centre-ville.

Mon city guide de Rotterdam !

Pendant ces 5 jours, nous avons choisi d’adopter un rythme assez cool, avec la visite de 2 lieux par jour en moyenne.

Jour 1 : Arrivés à Rotterdam, nous avons récupéré notre logement air bnb ! En fin de journée nous avons flâné sur la rue la plus hype de Rotterdam (Witte de Withstraat) et mangé à l’hôtel Bazar, un restaurant oriental. Je n’ai pas été séduite par la totalité des plats mais il est idéalement situé et l’ambiance mille et une nuit, la bière néerlandaise en plus, était vraiment top !


Jour 2 : Visite du Musée Boijmans Van Beuningen (situé justement sur Witte de Withstraat, la rue de la veille). Ce musée était génial, j’ai réalisé un de mes rêves, voir une peinture de Kandinsky. Il y avait aussi du Picasso, etc. J’ai vraiment accroché avec la section Art contemporain de ce musée. C’est très conceptuel mais à la fois très ludique ! On s’est amusé comme des gosses sur le filet perché à plusieurs mètres de haut dans lequel on a pu s’allonger, regarder des vidéos. On a joué au foot sur la cour du musée dans une oeuvre contemporaine en métal. On est rentré dans une pièce entouré de miroir et de peluche où l’on se voyait à l’infini, ou une autre qui représentait un appartement ou un mini Projet X avait eu lieu. Dans ma vidéo, un petit aperçu de ce musée et de ces oeuvres étranges.

Ensuite direction les maisons cubiques jaunes, très connue pour leur architecture farfelue. C’est possible de les visiter mais nous étions plus attirés par le bâtiment d’en face, le Markthal, l’immense marché de la ville avec son architecture contemporaine en arche et son plafond au mille dessins. J’ai d’ailleurs déjà écrit un article sur ce quartier. Nous en avons profité pour acheter du fromage et de la bière locale (pour ramener en Corse) puis de boire une bière dans un bar à l’intérieur du marché et de manger dans un restaurant du Markhtal avec une terrasse, le Jamie’s italian (un de mes restos préférés à Rotterdam). Un moment inoubliable, sous des parasols rayés, avec une vue magnifique sur les bâtiments éclairés de la ville.

Jour 3 : Nous avons pris le bateau (1h30 je crois aller-retour) pour se rendre aux fameux Moulins de Kinderdijk, classés au patrimoine mondiale de l’Unesco. Cette demi-journée là-bas était magique. Nous avons loué des vélos sur place, durant 2 heures (pas assez à mon goût) et nous avons pédalé le long de la rive et sur les petits ponts dominés par les 20 moulins ! Je regrette de ne pas avoir apporté un  pique-nique pour déjeuner sur l’herbe et pris un maillot pour me baigner. Cet endroit était hors du temps, avec les familles sur les barques, les jeunes de la région qui se baignaient en bande. Bon il y a évidemment aussi bcp de touristes mais c’est tellement grand que ce n’est pas gênant. On s’en aperçoit surtout à la buvette du coin.

En rentrant, nous avons traversé le pont Erasme (Erasmus bridge, situé au dessus de l’arrêt du bateau en provenance de Kinderdijk) pour voir l‘ Hôtel New York, un monument historique néerlandais de 1917 situé sur la pointe Wilhelminapier à Rotterdam. Ce bâtiment qui est aujourd’hui un hotel/restaurant a joué un rôle important dans l’histoire de l’immigration européenne vers les États-Unis d’Amérique.

Jour 4 Rendez vous au quartier historique de Delfshaven, le seul épargné par les bombardements de 1940, le plus ressemblant à Amsterdam.  J’ai écrit un article sur ce quartier ici ! Vous verrez dans la vidéo, le reste de la ville est plus moderne mais tout aussi beau pour moi !  Dans l’après-midi nous sommes retournés à Witte de Withstraat (rue du jour 1) et vers le Markhtal pour faire quelques boutiques.

Jour 5 : Dernier jour à Rotterdam, nous avons décidé à la dernière minute de visiter le Musée de la photographie des Pays-Bas (Nederlands fotomuseum) qui se trouve à coté de l’Hotel New York (cf Jour 3). C’est un lieu très interactif, pas uniquement destiné aux personnes sensibles à la photographie. En règle générale, les musées à Rotterdam sont des lieux ludiques, pensés pour les visiteurs (enfants compris).

Voilà pour mon carnet de voyage néerlandais. Comme promis, ma vidéo de ce voyage à Rotterdam. J’espère qu’elle retranscrira bien la diversité de cette ville, sa richesse architecturale et artistique ! Mes danses (ridicules) de la joie tout au long de la vidéo trahissent bien mon état d’esprit durant ces 5 jours je crois… Si mes vidéos vous plaisent, abonnez-vous à ma chaîne (si ce n’est pas déjà fait) et mettez un petit pouce bleu, ça fait toujours très plaisir et ça m’encourage à continuer !!

Lifestyle

Se lancer dans la calligraphie et le lettering

20 avril 2018
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Il y a 3 mois je me suis lancée dans l’apprentissage de la calligraphie « l’art de la belle écriture », pour injecter encore et toujours plus de créatif dans ma vie. Dans cet état d’esprit d’exploration et de création, j’ai d’ailleurs crée une chaine Youtube, n’hésitez à vous abonner pour me retrouver en mouvement, avec d’autres contenus, vraiment je m’éclate à faire des vidéos.

J’avoue, l’écriture et moi ça n’a jamais été l’amour fou.

Etant gauche gauchère à 1000%, les débuts avec l’écriture ont même été compliqué. J’écrivais de droite à gauche en CP, la maitresse devait prendre un miroir pour me lire. Ensuite quand j’ai commencé à écrire comme tout le monde (de gauche à droite), il a fallu écrire au stylo plume ! Nouvelle galère, j’étalais l’encre pas encore sèche avec le coté de ma main. Bref, je n’ai jamais pris de plaisir à écrire au stylo, je suis vite fatiguée, mon écriture est moche et changeante.

Et pourtant j’ai commencé la calligraphie en début d’année, non sans quelques aprioris, grâce à un atelier (gratuit) proposé par la ville, 3 fois 2h je crois. Je pensais que l’on ne pouvait pas atteindre un niveau correct immédiatement (sauf si on maitrisait le dessin) et qu’il fallait un matériel très spécial (et cher) pour commencer. Je me suis vite ravisée quand le prof nous a donné une pince à linge en bois comme premier instrument et une chute de tapisserie comme feuille. J’ai aussi été rassuré  par ma progression puisque deux sessions de 2h plus tard, j’ai commencé à obtenir les premiers bons gestes et à prendre du plaisir.

Moi gauchère en difficulté depuis l’enfance je faisais de belles lettres ! Alors tout le monde peut y arriver !

Après cette belle expérience, j’ai envie de partager avec vous mes quelques pistes (de débutante que je suis) pour commencer la calligraphie ancienne mais aussi le lettering, écriture moderne et créative que j’ai expérimenté pour le coup seule chez moi !

Quel matériel ?

Beaucoup de possibilités pour commencer la calligraphie et le lettering. La base évidemment c’est du papier et après c’est à vous de tester plusieurs instruments pour connaître celui qui vous convient le mieux, en fonction de votre projet ou de vos envies. Pour moins de 10€ vous pouvez vous procurer de quoi commencer !

J’ai trouvé tout mon matériel dans des librairies/magasins de loisirs créatifs mais je vous ai mis toutes les références des produits (ou équivalents) que j’ai trouvé sur Amazon* :

Par où commencer ?

calligraphie art créative écriture lettering hypsica blog brush aquarelle encreEt bien par la pratique ! Faire des lignes de formes simples, de lettres, d’alphabets. ll n’y a que ça pour apprendre/comprendre les formes et chauffer votre poignée. Et oui c’est (presque) du sport l’écriture ;). Et vous verrez qu’après une session de 2 heures vous serrez aussi vidé et détendu qu’après une séance de sport !

 ◊ La calligraphie Ancienne 

Pendant le stage de calligraphie ancienne, j’ai travaillé sur la calligraphie onciale (crée au 4ième siècles) qui est très belle et assez accessible je trouve ! Pour le matériel je vous conseille de commencer par un instrument rigide, comme une plume ou une pince à linge en bois (pratique et pas cher) et de l’encre pour plume. Le pinceau plat ou le feutre souple donnent de très beaux résultats mais un instrument souple est plus difficile à gérer au début, vos traits seront moins précis. 

À la suite du stage, j’ai emprunté dans une médiathèque deux livres sur la calligraphie. Ils m’ont permis de me pencher sur d’autres écritures sans investir dans de nouveaux livres.


J’ai retenu 3 règles importantes pour la calligraphie ancienne :

  1. La largeur de votre instrument (plume, pinceau, etc) vous donnera la hauteur de votre écriture. N’essayez pas de faire une écriture très petite avec un pinceau large, c’est peine perdue ! Pour connaitre la hauteur de votre écriture, empilez des carrés à la verticale en début de ligne (comme sur ma photo du dessus ou dans la vidéo), 4 ou 5 carrés pour l’écriture onciale par exemple. Comme nos cahiers d’écritures d’enfant, il y a des lettres qui peuvent dépasser des lignes comme le J, le F ou le K.
  2. L’angle d’écriture de votre instrument est essentiel. Par exemple, l’angle de la plume pour l’écriture onciale est d’environ 20°. L’application de cette règle va permettre d’obtenir des lettres avec des traits épais et fins (= traits pleins et déliés) en fonction de la direction de votre plume. Et on ne bouge jamais d’angle ! C’est le plus difficile parce qu’au bout de quelques minutes on a tendance à reprendre nos vieux réflexes. Depuis enfant on a pris l’habitude de bouger la mine et le poignet pour faire les courbes. Mais ici il ne faut bouger QUE le bras, le poignet reste figé avec cet angle ! Dans la vidéo, vous comprendrez mieux cette notion d’angle fixe.
  3. Pour les gauchers, la feuille n’est pas parallèle à la table (comme en général tous les supports sur lesquels on écrit nous les gauchers). Du coup pour être à l’aise avec un angle de 20° par exemple, pivotez franchement votre feuille d’au moins 45° vers la droite.
◊ Le lettering

Pour commencer le lettering, j’ai commencé par rechercher des écritures calligraphiques sur Dafont. J’ai eu un coup de coeur pour la typographie « Inkland ». L’avantage de Dafont c’est que vous pouvez directement voir le visuel du mot que vous souhaitez réaliser. Pour moi ça sera les mots « se lancer » ! Pour réussir à reproduire cette typographie, j’ai utilisé le Callygraphy Pen 3.0, un feutre à pointe plate. J’ai d’abord tracé très fin le texte, sans les « pleins ». J’ai ensuite repris chacune des lettres en me concentrant sur les pleins uniquement. Des le premier essai, j’ai obtenu un résultat très correct ! En utilisant le pinceau et l’aquarelle, j’ai obtenu un résultat plus artistique en jouant sur la transparence et les couleurs

Pour aller plus loin, je pense m’acheter un ou deux livres sur le lettering. Celui-ci me fait d’ailleurs de l’oeil depuis quelques jours !

calligraphie art créative écriture lettering hypsica blog brush aquarelle encreJe ne suis pas encore au stade de création de ma propre police mais je prends quand même déjà beaucoup de plaisir. j’ai hâte de garnir mon cahier et mon agenda de jolies écritures et pourquoi pas passer à la numérisation de mon écriture un jour !

– Dans la pratique :

Voilà pour la théorie, pour la pratique je vous ai fait une vidéo, afin que vous voyez la différence  entre la calligraphie et le lettering et les différents instruments. À titre personnel, je suis contente d’avoir commencé par l’apprentissage de l’écriture ancienne, la calligraphie. J’ai l’impression que la rigueur de cette écriture m’a permise d’être vite à l’aise avec le lettering. Le stage que j’ai réalisé (2h pendant 3 jours) m’a permis de comprendre rapidement l’écriture onciale mais je pense que si vous regarder des modèles de l’alphabets onciale avec le détail des différents traits pour chaque lettre, vous pouvez réussir tout seul sans problème. Pensez juste à garder toujours le même angle de plume ! Je me répète mais il n’y a que ça à retenir, vous verrez !

– Mes conseils pour progresser :

  • Choisissez une écriture, un alphabet qui vous plait ! Vous allez être motivé pour le travailler et le comprendre à fond, même s’il y a toujours des lettres qu’on préfère faire.
  • Ne vous jugez pas, la progression peut être très rapide parfois mais certains jours, on n’est pas dedans. Revenez le lendemain !
  • Ce n’est pas mon conseil mais celui de mon prof « Ne pas regarder le trait qu’on trace mais le vide que l’on laisse ».  C’est très vrai pour les lettres arrondies comme le O, C, E.
  • La plus belle surprise pour moi, dans la pratique de la calligraphie et du lettering, c’est l’aspect méditatif de l’écriture. Après une heure d’écriture, je suis dans un état de détente absolue, aussi efficace qu’une demi-heure de Yoga, le legging et les grimaces en moins #neversouple. Même si vous voyez au départ toutes les difficultés, vous y trouverez vite un petit échappatoire créatif et spirituel.
  • Pour les gauchers comme moi, adaptez la position de la feuille pour être plus à l’aise ! Certains gauchers écrivent avec une position de main « classique » (comme les droitiers) ce qui est mon cas, mais certains ont appris à écrire avec le poignée « cassé ». Cherchez juste à trouver la position parfaite pour votre feuille et ensuite tout coulera.
  • calligraphie art créative écriture lettering hypsica blog brush aquarelle encreJ’espère que cette approche de débutante vous plaira, je vous laisse donc avec ma vidéo qui est très complémentaire de l’article.

Pour aller plus loin, voici enfin quelques entrepreneuses de Corse et d’ailleurs dont j’aime beaucoup le travail autour de la calligraphie : 

→ Calligraphique, un magnifique blog, très complet et riche (le blog et instagram)
→ Sur Instagram/youtubeuses :

→ En Corse :

Lifestyle

Ce matin, la nature m’a fait une surprise

27 février 2018

Ce matin, la nature m’a fait une surprise. Elle a recouvert le maquis, le toit de la maison et la voiture d’un voile blanc. Comme une gamine, j’ai crié pour réveiller mon homme, je me suis habillée n’importe comment pour sortir au plus vite, et j’ai couru dans la neige le ventre vide.

Ce matin la nature m’a fait une surprise. Elle m’a glacée les doigts de pieds de sa neige légère, brulée les poumons de son air frais et fait renaître mon coeur d’enfant. Il n’y a rien de plus beau que les surprises créées par la nature non ?

Ce matin, la nature m’a fait une surprise. Elle m’a rendue heureuse, toute la journée ! Ca faisait longtemps que je n’avais pas ressentie cette sensation là, d’excitation et de plaisir diffus dans tout le corps. J’aurais pu rester des heures à écouter le silence si particulier qu’offre la neige. J’aurais pu aussi provoquer jusqu’à la nuit tombée, ce bruit sourd que font les semelles sur la neige fraiche. J’aurais pu rester poster devant ma fenêtre, sans manger, à regarder à travers les vitres d’un intérieur chauffé, la beauté du paysage. Mais au lieu de cela, j’ai fait ce que j’aime le plus, prendre des photos et poser devant l’objectif de mon homme. Non pas pour pavaner mais, cette fois-ci plus encore que toutes les autres fois, pour graver en moi cette légèreté !

Ce matin, la nature m’a fait une surprise. Elle m’a prouvé que lorsque l’on ouvre les yeux le matin, on ne sait pas ce qui nous attend, jamais. Alors pour tous ces matins où je traine des pieds, je recule l’heure du levée en checkant ces foutus réseaux sociaux, j’espère me souvenir de ce matin de février où je suis redevenue une enfant, l’histoire de quelques heures, parce que la nature m’avait fait la plus belle des surprises !

 

 

Lifestyle

Hiver | Mes favoris pour tenir le coup

12 février 2018

L’hiver est pour moi, la pire des saisons ! Je ne vois que les cotés négatifs de cette période : froid, peau en lambeau, soleil en RTT, déprime à cause de l’enfermement et du manque de lumière, pulls qui grattent et dans lesquels j’étouffe.

En ce début d’année, j’ai fait heureusement des découvertes qui me permettent de tenir le coup, de rendre le temps un peu moins long pendant l’hiver. Beauté, lecture, musique,  j’ai eu envie de partager mes chouchous du moment ! 

L’huile essentielle parfaite pour se détendre d’attendre l’été de manière plus sereine

J’ai enfin acheter l’huile essentielle d’orange amère (ou de petite grain de bigaradier) que j’ai découvert dans le roll-on de Solyvia ! Elle est très puissante pour équilibrer, clamer, déstresser, apaiser. C’est une huile « antidépressive » ! Si je pouvais me l’injecter pure en shoot, croyez-moi je le ferais… La première fois que je l’ai testé, j’ai mis quelques gouttes sur mes oreillers une demi-heure avant de me coucher, comme je fais parfois avec de la lavande vraie. Alors je ne vous le conseille pas au début, j’ai passé une très mauvaise nuit car j’ai détesté l’odeur au départ ! Comme son nom l’indique, c’est vraiment l’odeur d’agrume amère.  Cette odeur me fait penser à l’odeur des feuilles de citron. Il Ce n’est pas horrible mais il vaut mieux commencer avec une goutte sur un mouchoir ou en diffusion légère en journée pour s’habituer à l’odeur. Passez cela, vous pouvez augmentez les doses et la laisser rentrer dans votre chambre.

Le MEILLEUR Déo du monde à mettre sous les couches de pulls
Oh bonheur absolu ! J’ai ENFIN trouvé le meilleur déo du monde… Rien que ça ! Telle une Indiana Jones à la recherche de la bonne odeur perdue, je cherchais vainement ce foutu graal. Et encore plus, depuis que je suis passée au bio sous mes aisselles. En hiver, c’est un peu difficile de trouver quelque chose qui n’a pas une odeur qui vire au bout de 2 heures. Le déo We love the Planet (Odeur Sweet serenity) est parfait pour ça. Après 12/15h d’application, aucune odeur à l’horizon, il laisse juste une légère odeur sucré que j’adore.
Niveau compo : C’est un produit green avec une composition très safe ! Les ingrédients principaux sont des huiles végétales (coco, olive, millepertuis), du bicarbonate et de la cire d’abeille ! Je l’ai découvert dans la box Green de Birch Box (épuisée en 24h) imaginé par Coline (la blogueuse N°1 dans mon coeur)… Son prix est de 12€ je crois, je pense que le pot va me durer 3 mois.

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Le livre qui nous donne envie d’apprécier le moment présent !
Depuis quelques semaines je lis « Vivre sans pourquoi » de Alexandre Jollien. J’ai acheté ce livre, car c’est exactement l’inverse de ce que je suis. Je n’arrive pas à me dire, que l’on peut vivre une existence contemplative, sans attente, sans rêve et but. Je suis la fille du futur, qui projète toujours « Je veux être en été, je veux gagner beaucoup, je veux acheter un appart, je veux pratiquer toutes mes passions, etc ». Je pense que cette notion de vivre sans pourquoi est complexe, d’autant plus que l’on vit dans une société qui pousse à la réussite, à vivre de ses passions, à se dépasser, à chercher la quête de sa vie !

L’auteur, Alexandre Jollien, est né handicapé moteur et a vécu 17 ans dans une institution spécialisée. Il souffre physiquement de manière quotidienne, mais il a réussi à vivre de manière apaisée. Le livre est assez étonnant, il offre de bonnes claques, la religion prend parfois un peu trop de place à mon goût mais c’est cohérent avec le livre qui parle de son voyage spirituel en Corée.



Livre : Vivre sans pourquoi

L’air qui donne envie de rester enfermer
Pour Noël on m’a offert le vinyle, Birkin/Gainsbourg:le Symphonique . C’est le nouvel album studio de Jane Birkin qui reprend le répertoire de Gainsbourg avec un orchestre symphonique. On y retrouve des titres déjà interprétés dans de précédents albums (Fuir de bonheur de peur…, Baby Alone, In Babylone, etc), des titres du répertoire de Serge Gainsbourg (la chanson de prévert, requiem pour un con) et des titres jamais interprétés par Jane Birkin comme Pull Marine (la chanson que j’aime le plus au monde je crois).

C’est la première fois que les chansons de Serge Gainsbourg sont jouées par un orchestre symphonique et je ne comprends pas pourquoi ça n’a pas été fait avant, car le résultat est merveilleux. Un double vinyle (je ne sais pas si on dit comme ça) qui permet de découvrir la voix de Jane Birkin étonnamment douce et fluide. J’avais peur qu’en vieillissant, sa voix soit plus dure et faible mais au contraire. Enfin, la direction artistique de l’orchestre est moderne et mystérieuse. On a parfois l’impression d’écouter des musiques de films… Je resterais des heures entières enfermée à la maison, sur mon canapé à écouter ces 2 merveilles.


Vinyle (ou CD) Birkin/Gainsbourg:le Symphonique

Un soin pour la peau de croco et pour les Femmes du Burkina Faso 
Pendant l’hiver, ma peau souffre tellement du froid (heureusement que je ne vis pas en Suède hein !) que j’ai des plaques de dessèchement et de l’eczéma. Même les huiles végétales et les crèmes hydratantes ne sont pas assez nourrissantes. Du coup j’opte, pendant les périodes les plus froides, pour le beurre de karaté. J’en avais déjà testé un l’année dernière, je vous en avais parlé dans mon article sur l’eczéma d’ailleurs ! Cette année, j’ai trouvé un beurre pur fabriqué par des femmes au Burkina Faso. Cette initiative est apparemment l’oeuvre de l’association Fina Tawa, créée à Ajaccio dont le but est de réaliser des projets de développement durable dans des villages au Burkina Faso.

Le beurre de karaté est de très bonne qualité, une belle odeur artisanale. On sent que la chimie n’est pas passée par là ! Coté utilisation, il faut beaucoup le chauffer pour qu’il devienne liquide mais dès le premier jour d’application, ma peau était déjà plus souple ! J’ai évidemment craqué pour ce bout de tissu, typiquement africain <3 Si vous souhaitez en savoir plus sur cette association, j’ai trouvé leur facebook et leur site . Il y a un point de vente à Ajaccio et à Bastia apparemment !

Alors ça vous donne envie de rester un peu en hiver encore
Lifestyle

Lavomatic zone

16 janvier 2018

Se sentir à sa place, n’est jamais chose facile mais en grandissant j’ai l’impression qu’on arrive à être à l’aise avec les rencontres/lieux nouveaux, les surprises (bonnes ou mauvaises). À force de vivre des situations cocasses, on apprend à maitriser ses propres comportements comme 1- Rire à une (mauvaise) blague de son patron 2- Ecouter les histoires gênantes de la caissière en étant à la fois perplexe et compatissante 3- Discuter d’une émission télé avec Tata Françoise alors que l’on ne regarde plus que Netflix.

L’âge à cela de surprenant que plus grand chose nous surprend. À défaut de vivre comme un enfant émerveillé et curieux de tout, l’adulte suit le rail emmitouflé dans un bon plaid polaire, tout doux tout chaud. Mais si on en abuse, le plaid polaire peut se révéler un peu étouffant, on transpire vite dedans !

Pour vivre comme un enfant, la piste que j’ai trouvé c’est d’être un adulte qui se fait violence afin de sortir parfois de ma zone de confort (= le plaid) pour trouver une zone d’inconfort temporaire. Cela ne veut pas dire « Faire que des choses que je déteste » mais plutôt me mettre en danger dans des domaines que j’aime. 

Moi, ma zone de confort et de plaisir c’est la photo ! Cela fait déjà deux/trois mois que je prends un plaisir fou à explorer mon théâtre intérieur afin de trouver des personnages qui me correspondent pour vous les faire découvrir en photo. Depuis des semaines, j’ai l’idée d’un shooting dans un lavomatic. Le look, le bon timing et le lavomatic de mes rêves trouvés, mon homme-photographe et moi partons confiant. À priori, on ne sortira pas trop de notre zone de confort aujourd’hui. Le hic c’est que le lavomatic de mes rêves n’était pas que le mien.

Le Jour J venu, j’ai trouvé des gens particulièrement bien installés à l’intérieur. Magazines, sodas… Bref, avant d’être rentrée, j’étais déjà partie !

Je me suis rabattue sur le second choix qui avait l’avantage d’être vide. Mon homme et moi commençons donc tranquillement notre shooting ! Mais nous sentons vite qu’ici, il règne une atmosphère particulière. Ici, c’est un lieu où l’on se sent déstabilisé, étranger. Il n’y habite personne mais on y ressent le passage, la vie, les habitudes de chacun. Ici, les voitures et les grues qui se reflètent dans la vitre sont les voisins curieux et privilégiés d’un ballet improvisé. À l’intérieur, des machines tournent sans personne. Pour le moment.

J’ai vécu dans ce lavomatic une étrange après-midi. Ma propre ville m’est apparue sous un nouveau jour. Là où les gens se croisent sans se regarder mais où chacun sait. Un squat pour les uns, un bout de maison perdue pour les autres.

Notre solitude a été très vite interrompue mais, à ma grande surprise, chacun vaquait à ses occupations, sans vraiment être choqué par notre séance photo. D’un coté, un couple avec deux chiens. L’homme attend sur le banc avec ses bêtes, la femme s’occupe du linge. Une autre femme seule passe rapidement récupérer son linge humide dans un sèche linge. Plus tard, des hommes seuls font des aller-retours, guettant la fin du cycle. Enfin un homme en moto vient récupérer la recette de la journée.

Ce jour là, nous n’étions pas vraiment dans notre zone de confort. Mon théâtre intérieur a cette fois-ci été perturbé, non pas par le froid (comme à Vizzavona), ou par l’obscurité et les moustiques (comme le shooting en bord de mer) mais par les âmes qui peuplent ce lieu urbain. Mais au milieu de toutes ces personnes et ces bêtes, je me suis rappelée qu’au théâtre, on nous apprend à ne pas dire « NON »  lors d’une improvisation, pour ne pas fermer les portes et bloquer l’action. Cet après-midi là justement, j’ai décidé de ne pas refuser ce qui se passait autour de moi, mais plutôt de l’accueillir et de m’en nourrir. D’être dans la surprise de l’action quand un chien vient me lécher la main ou quand une personne passe devant l’objectif. Je ne les ignore pas NON, je profite de ce qu’ils m’offrent. D’ailleurs en fin d’article, je vous ai glissé les deux photos qui illustrent ce propos ;).

Nous sommes repartis un peu changé de cet endroit. Heureux d’avoir été spectateurs (et un peu acteur) de cette jolie pièce de théâtre qu’est la vie banale. Mais surtout étonnés d’apprendre, que notre zone d’inconfort du jour, a été plus stimulante et surprenante que ce que nous avions prévu !

Petite nouveauté, je me suis dit que ça serait intéressant de vous montrer en vidéo l’ambiance de ce lieu, en quelques secondes…

Et toi, à quelle occasion arpentes-tu ta zone d’inconfort ?

Lifestyle

Mes évidences de 2017

4 janvier 2018

Il y a des évidences qui ont marqué mon année 2017. C’est pourquoi en ce début d’année 2018, plutôt que me fixer des résolutions, des objectifs culpabilisants je préfère m’interroger sur les changements de cette année et en quoi ils m’ont été bénéfiques. Je voulais aussi me pencher sur les essais ratés…

Voici donc, non pas mes résolutions 2018 mais mon bilan, « Mes évidences de 2017 ».

DANS MA VIE PERSO

1- Vivre au maximum en pleine conscience
Après mon stage de pleine conscience au printemps, mes lectures et l’écoute de podcasts sur le sujet, j’arrive de plus en plus à injecter de la pleine conscience dans mon quotidien. Je vous en parlais d’ailleurs il y a quelques mois ici. Cette notion parait complexe au premier abord mais c’est plus simple qu’on ne l’imagine. Voici les situations que j’essaye de vivre en pleine conscience. Par exemple, il m’arrive que mon esprit évite les sujets/situations fâcheux.ses en allant toutes les demi-heures sur Instagram. Ou encore que je me ronge les ongles avec frénésie et que je bloque sur Netflix pendant des heures. Ou bien que j’écoute les problèmes des autres et que je les absorbe comme une éponge. Et bien pour toutes ces questions là, la pleine conscience me permet d’appuyer sur la touche pause, de faire 2 pas en arrière pour admirer la situation et analyser mes agissements ou mes pensées. Alors, ça ne règlera peut-être pas chaque situation de crise mais j’identifie les moments délicats et ses conséquences sur mes pensées. À force de prendre ce recul, j’arrive à détecter (quasiment à tous les coups) les instants où je mets un paravent devant mes problèmes plutôt que de les affronter.

2- Injecter du créatif et de l’art dans ma vie
Cette année j’ai bossé dur pour accepter ma part artistique. Pourtant ça fait presque 7 ans que je fais du théâtre et encore plus de la photo mais j’ai toujours minimisé mon implication dans les choses que je créais. Même si autour de moi, on me disait de continuer, que j’avais une façon de jouer particulier et sensible et que mes photos pouvaient plaire à plus de gens qu’à mes parents et à mon mec, je n’arrivais pas à me l’admettre. Mais 2017 aura été un vrai tournant ! Anne-Marie la scientifique peut être aussi une créative !!! Alleluia…

3- La difficulté de bannir la souffrance animale de ma vie
Cette année, je pensais que ça allait être mon année du changement en matière de souffrance animale. Malheureusement, après 3 semaines de végétarisme (quasi véganisme) cet été je me suis rendue à l’évidence. Ce n’est vraiment pas simple de stopper les bonnes vieilles habitudes, je me suis fatiguée toute seule à m’improviser végétarienne sans préparer de menus variés et funs. Quand je cuisine chez moi, aujourd’hui c’est assez simple pour moi d’être quasi vegan, mais lorsque je suis en compagnie ou dehors je n’arrive plus à me restreindre

4- Consommer moins en fabriquant plus
En 2017, j’ai été particulièrement pointilleuse sur les étiquettes des produits que je consommais dans ma salle de bain et dans ma cuisine ! Du coup je me suis surprise à acheter de plus en plus de matières premières que je transforme chez moi. Par exemple, je fabrique aujourd’hui tous mes masques cheveux/visage grâce à une belle collection d’huiles végétales et huiles essentielles et d’extrait végétaux. D’ailleurs je me soigne aussi beaucoup avec les plantes. En cuisine je n’ai quasiment plus de gâteaux industriels, mais mes placards regorgent de farines de toutes sortes, de chocolat, de laits végétaux, de purées d’amandes, de noix de coco râpée, etc. Et coté déco, mon mec a fabriqué pas mal de meubles et d’étagères cette année (de vraies merveilles d’ailleurs) et moi j’ai transformé pas mal de trucs, je fabrique moi-même mes bougies… L’intérieur commence vraiment à avoir ce petit truc en plus que je recherche depuis très longtemps.

BLOG/VIE PRO

1- Créer des shootings à thème pour le blog
C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai réalisé en fin d’année deux shooting pour le blog avec une mise en scène et un thème étudiés à l’avance (Lumière de fin d’été et La voleuse de citrouilles). Je suis consciente que ce n’est pas des articles que l’on rencontre le plus sur la blogosphère. Il n’y a pas de but commercial avec une mise en avant de produits (ce n’était déjà pas trop le cas sur mon blog auparavant), ni spécialement de thème abordé plus perso. Ce sont juste des personnages que j’aime créer, comme ma pièce de théâtre intérieure ! À ma grande surprise, ça a l’air de vous plaire puisque vous êtes très nombreux à avoir lu ces articles, alors pourquoi se priver ;). J’ai d’ailleurs un shooting dans la tête depuis quelques semaines, qu’on va pas tarder à shooter avec mon homme… J’espère qu’il vous plaira.

2- Ne pas se brider par rapport aux personnes qui travaillent dans le même créneau
Depuis quelques années, j’essaye toujours de ne pas faire ce que font les autres ! Alors ce n’est pas une mauvaise chose mais chez moi c’est poussé à l’extrême. Du coup je me bridais sur tout et je ne faisais pas grand chose si ce n’était pas innovant ou jamais vu… Aujourd’hui je ne regarde plus du tout ce qui se passe autour de moi et j’écoute mes envies et je les suis quand c’est possible ! C’est vraiment une sensation de liberté que j’ai apprécié cette année.

3- Bannir au maximum le travail à la maison 
Au départ, je pensais que le travail à la maison c’était idéal pour moi, ayant un caractère assez solitaire. Il me paraissait productif, centré sur la tâche à accomplir. Je n’avais aucune distraction à part celle que je me créais ! Sur le papier c’était parfait, mais à la longue j’ai commencé à déprimer, à perdre l’envie de m’y mettre le matin tôt, à douter de tout ! Après un an et demi à travailler dans mon coin, j’ai eu l’opportunité de rejoindre le bureau de mes deux amies qui travaillent dans l’architecture. Je crois que ça a été l’une des plus belles nouvelles de cette année. La perspective de ne plus travailler seule mais entourée de mes deux amies m’a remotivé plus que jamais. Je me suis créée alors un petit rituel qui me donne encore plus l’envie de les rejoindre. Plusieurs fois dans la semaine, je prends la micheline à 10 minutes de chez moi, puis je marche encore 10 minutes pour arriver à ce fameux bureau. C’est l’occasion pour moi d’écouter un podcast, de me dépenser et de prendre l’air avant et après le travail. Comme j’habite assez loin du centre ville je n’y vais pas tous les jours mais c’est quelque chose que j’essaye d’injecter au maximum dans ma semaine !

 

Plutôt que de vous lancer des challenges pour 2018, posez-vous deux minutes et écrivez sur un papier vos évidences 2017, votre bilan à vous ! Cela fait un bien fou, vous verrez…