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Lavomatic zone

16 janvier 2018

Se sentir à sa place, n’est jamais chose facile mais en grandissant j’ai l’impression qu’on arrive à être à l’aise avec les rencontres/lieux nouveaux, les surprises (bonnes ou mauvaises). À force de vivre des situations cocasses, on apprend à maitriser ses propres comportements comme 1- Rire à une (mauvaise) blague de son patron 2- Ecouter les histoires gênantes de la caissière en étant à la fois perplexe et compatissante 3- Discuter d’une émission télé avec Tata Françoise alors que l’on ne regarde plus que Netflix.

L’âge à cela de surprenant que plus grand chose nous surprend. À défaut de vivre comme un enfant émerveillé et curieux de tout, l’adulte suit le rail emmitouflé dans un bon plaid polaire, tout doux tout chaud. Mais si on en abuse, le plaid polaire peut se révéler un peu étouffant, on transpire vite dedans !

Pour vivre comme un enfant, la piste que j’ai trouvé c’est d’être un adulte qui se fait violence afin de sortir parfois de ma zone de confort (= le plaid) pour trouver une zone d’inconfort temporaire. Cela ne veut pas dire « Faire que des choses que je déteste » mais plutôt me mettre en danger dans des domaines que j’aime. 

Moi, ma zone de confort et de plaisir c’est la photo ! Cela fait déjà deux/trois mois que je prends un plaisir fou à explorer mon théâtre intérieur afin de trouver des personnages qui me correspondent pour vous les faire découvrir en photo. Depuis des semaines, j’ai l’idée d’un shooting dans un lavomatic. Le look, le bon timing et le lavomatic de mes rêves trouvés, mon homme-photographe et moi partons confiant. À priori, on ne sortira pas trop de notre zone de confort aujourd’hui. Le hic c’est que le lavomatic de mes rêves n’était pas que le mien.

Le Jour J venu, j’ai trouvé des gens particulièrement bien installés à l’intérieur. Magazines, sodas… Bref, avant d’être rentrée, j’étais déjà partie !

Je me suis rabattue sur le second choix qui avait l’avantage d’être vide. Mon homme et moi commençons donc tranquillement notre shooting ! Mais nous sentons vite qu’ici, il règne une atmosphère particulière. Ici, c’est un lieu où l’on se sent déstabilisé, étranger. Il n’y habite personne mais on y ressent le passage, la vie, les habitudes de chacun. Ici, les voitures et les grues qui se reflètent dans la vitre sont les voisins curieux et privilégiés d’un ballet improvisé. À l’intérieur, des machines tournent sans personne. Pour le moment.

J’ai vécu dans ce lavomatic une étrange après-midi. Ma propre ville m’est apparue sous un nouveau jour. Là où les gens se croisent sans se regarder mais où chacun sait. Un squat pour les uns, un bout de maison perdue pour les autres.

Notre solitude a été très vite interrompue mais, à ma grande surprise, chacun vaquait à ses occupations, sans vraiment être choqué par notre séance photo. D’un coté, un couple avec deux chiens. L’homme attend sur le banc avec ses bêtes, la femme s’occupe du linge. Une autre femme seule passe rapidement récupérer son linge humide dans un sèche linge. Plus tard, des hommes seuls font des aller-retours, guettant la fin du cycle. Enfin un homme en moto vient récupérer la recette de la journée.

Ce jour là, nous n’étions pas vraiment dans notre zone de confort. Mon théâtre intérieur a cette fois-ci été perturbé, non pas par le froid (comme à Vizzavona), ou par l’obscurité et les moustiques (comme le shooting en bord de mer) mais par les âmes qui peuplent ce lieu urbain. Mais au milieu de toutes ces personnes et ces bêtes, je me suis rappelée qu’au théâtre, on nous apprend à ne pas dire « NON »  lors d’une improvisation, pour ne pas fermer les portes et bloquer l’action. Cet après-midi là justement, j’ai décidé de ne pas refuser ce qui se passait autour de moi, mais plutôt de l’accueillir et de m’en nourrir. D’être dans la surprise de l’action quand un chien vient me lécher la main ou quand une personne passe devant l’objectif. Je ne les ignore pas NON, je profite de ce qu’ils m’offrent. D’ailleurs en fin d’article, je vous ai glissé les deux photos qui illustrent ce propos ;).

Nous sommes repartis un peu changé de cet endroit. Heureux d’avoir été spectateurs (et un peu acteur) de cette jolie pièce de théâtre qu’est la vie banale. Mais surtout étonnés d’apprendre, que notre zone d’inconfort du jour, a été plus stimulante et surprenante que ce que nous avions prévu !

Petite nouveauté, je me suis dit que ça serait intéressant de vous montrer en vidéo l’ambiance de ce lieu, en quelques secondes…

Et toi, à quelle occasion arpentes-tu ta zone d’inconfort ?

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Mes évidences de 2017

4 janvier 2018

Il y a des évidences qui ont marqué mon année 2017. C’est pourquoi en ce début d’année 2018, plutôt que me fixer des résolutions, des objectifs culpabilisants je préfère m’interroger sur les changements de cette année et en quoi ils m’ont été bénéfiques. Je voulais aussi me pencher sur les essais ratés…

Voici donc, non pas mes résolutions 2018 mais mon bilan, « Mes évidences de 2017 ».

DANS MA VIE PERSO

1- Vivre au maximum en pleine conscience
Après mon stage de pleine conscience au printemps, mes lectures et l’écoute de podcasts sur le sujet, j’arrive de plus en plus à injecter de la pleine conscience dans mon quotidien. Je vous en parlais d’ailleurs il y a quelques mois ici. Cette notion parait complexe au premier abord mais c’est plus simple qu’on ne l’imagine. Voici les situations que j’essaye de vivre en pleine conscience. Par exemple, il m’arrive que mon esprit évite les sujets/situations fâcheux.ses en allant toutes les demi-heures sur Instagram. Ou encore que je me ronge les ongles avec frénésie et que je bloque sur Netflix pendant des heures. Ou bien que j’écoute les problèmes des autres et que je les absorbe comme une éponge. Et bien pour toutes ces questions là, la pleine conscience me permet d’appuyer sur la touche pause, de faire 2 pas en arrière pour admirer la situation et analyser mes agissements ou mes pensées. Alors, ça ne règlera peut-être pas chaque situation de crise mais j’identifie les moments délicats et ses conséquences sur mes pensées. À force de prendre ce recul, j’arrive à détecter (quasiment à tous les coups) les instants où je mets un paravent devant mes problèmes plutôt que de les affronter.

2- Injecter du créatif et de l’art dans ma vie
Cette année j’ai bossé dur pour accepter ma part artistique. Pourtant ça fait presque 7 ans que je fais du théâtre et encore plus de la photo mais j’ai toujours minimisé mon implication dans les choses que je créais. Même si autour de moi, on me disait de continuer, que j’avais une façon de jouer particulier et sensible et que mes photos pouvaient plaire à plus de gens qu’à mes parents et à mon mec, je n’arrivais pas à me l’admettre. Mais 2017 aura été un vrai tournant ! Anne-Marie la scientifique peut être aussi une créative !!! Alleluia…

3- La difficulté de bannir la souffrance animale de ma vie
Cette année, je pensais que ça allait être mon année du changement en matière de souffrance animale. Malheureusement, après 3 semaines de végétarisme (quasi véganisme) cet été je me suis rendue à l’évidence. Ce n’est vraiment pas simple de stopper les bonnes vieilles habitudes, je me suis fatiguée toute seule à m’improviser végétarienne sans préparer de menus variés et funs. Quand je cuisine chez moi, aujourd’hui c’est assez simple pour moi d’être quasi vegan, mais lorsque je suis en compagnie ou dehors je n’arrive plus à me restreindre

4- Consommer moins en fabriquant plus
En 2017, j’ai été particulièrement pointilleuse sur les étiquettes des produits que je consommais dans ma salle de bain et dans ma cuisine ! Du coup je me suis surprise à acheter de plus en plus de matières premières que je transforme chez moi. Par exemple, je fabrique aujourd’hui tous mes masques cheveux/visage grâce à une belle collection d’huiles végétales et huiles essentielles et d’extrait végétaux. D’ailleurs je me soigne aussi beaucoup avec les plantes. En cuisine je n’ai quasiment plus de gâteaux industriels, mais mes placards regorgent de farines de toutes sortes, de chocolat, de laits végétaux, de purées d’amandes, de noix de coco râpée, etc. Et coté déco, mon mec a fabriqué pas mal de meubles et d’étagères cette année (de vraies merveilles d’ailleurs) et moi j’ai transformé pas mal de trucs, je fabrique moi-même mes bougies… L’intérieur commence vraiment à avoir ce petit truc en plus que je recherche depuis très longtemps.

BLOG/VIE PRO

1- Créer des shootings à thème pour le blog
C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai réalisé en fin d’année deux shooting pour le blog avec une mise en scène et un thème étudiés à l’avance (Lumière de fin d’été et La voleuse de citrouilles). Je suis consciente que ce n’est pas des articles que l’on rencontre le plus sur la blogosphère. Il n’y a pas de but commercial avec une mise en avant de produits (ce n’était déjà pas trop le cas sur mon blog auparavant), ni spécialement de thème abordé plus perso. Ce sont juste des personnages que j’aime créer, comme ma pièce de théâtre intérieure ! À ma grande surprise, ça a l’air de vous plaire puisque vous êtes très nombreux à avoir lu ces articles, alors pourquoi se priver ;). J’ai d’ailleurs un shooting dans la tête depuis quelques semaines, qu’on va pas tarder à shooter avec mon homme… J’espère qu’il vous plaira.

2- Ne pas se brider par rapport aux personnes qui travaillent dans le même créneau
Depuis quelques années, j’essaye toujours de ne pas faire ce que font les autres ! Alors ce n’est pas une mauvaise chose mais chez moi c’est poussé à l’extrême. Du coup je me bridais sur tout et je ne faisais pas grand chose si ce n’était pas innovant ou jamais vu… Aujourd’hui je ne regarde plus du tout ce qui se passe autour de moi et j’écoute mes envies et je les suis quand c’est possible ! C’est vraiment une sensation de liberté que j’ai apprécié cette année.

3- Bannir au maximum le travail à la maison 
Au départ, je pensais que le travail à la maison c’était idéal pour moi, ayant un caractère assez solitaire. Il me paraissait productif, centré sur la tâche à accomplir. Je n’avais aucune distraction à part celle que je me créais ! Sur le papier c’était parfait, mais à la longue j’ai commencé à déprimer, à perdre l’envie de m’y mettre le matin tôt, à douter de tout ! Après un an et demi à travailler dans mon coin, j’ai eu l’opportunité de rejoindre le bureau de mes deux amies qui travaillent dans l’architecture. Je crois que ça a été l’une des plus belles nouvelles de cette année. La perspective de ne plus travailler seule mais entourée de mes deux amies m’a remotivé plus que jamais. Je me suis créée alors un petit rituel qui me donne encore plus l’envie de les rejoindre. Plusieurs fois dans la semaine, je prends la micheline à 10 minutes de chez moi, puis je marche encore 10 minutes pour arriver à ce fameux bureau. C’est l’occasion pour moi d’écouter un podcast, de me dépenser et de prendre l’air avant et après le travail. Comme j’habite assez loin du centre ville je n’y vais pas tous les jours mais c’est quelque chose que j’essaye d’injecter au maximum dans ma semaine !

 

Plutôt que de vous lancer des challenges pour 2018, posez-vous deux minutes et écrivez sur un papier vos évidences 2017, votre bilan à vous ! Cela fait un bien fou, vous verrez…
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Sous la couette

20 novembre 2017

Non pas de révélation croustillante sur ma vie sexuelle, mais juste ce que j’aime faire quand je suis au fond de mon lit !

Parce qu’on a tous des petits trucs à soi, des moments de cocooning qu’on aime vivre seule dans son lit ou parfois à deux (ou à 3, chacun fait ce qu’il veut !), je voulais vous partager mes petits bonheurs sous la couette. Dans cette période automnale, j’ai juste besoin d’un livre pour me booster, une série qui me rend addicte (une excuse de plus pour rester au fond de son lit) et un truc à grignoter, de préférence sucré ! C’est parti, on file sous la couette ensemble… Et promis je ne ferais (presque) pas de jeux de mots douteux.

La série, « The handmaid’s tale »

On commence par une bonne gifle (on a dit pas d’allusion SM Anne Marie !). Cette série, inspirée d’un livre écrit dans les années 80, a raflé tous les Emmy awards à la rentrée… Et dans mon coeur aussi. L’histoire est la suivante : dans un monde imaginaire, le nombre de femmes fertiles diminuera à telle point qu’il en faudra une dans chaque foyer pour apporter un enfant aux dirigeants et grands de ce monde. Chaque servante devra se plier, le jour de son ovulation, à une cérémonie, afin d’être fécondée. Au fil des 10 épisodes (la seconde saison sortira en avril 2018), on découvre les principes de cette nouvelle société, à travers l’oeil subjectif d’une des servantes écarlates, qui tente de tenir le coup en se raccrochant à sa vie d’avant.

Ce qui m’a le plus marqué avec cette série c’est qu’au départ cela semble dépeindre les structures d’un monde qui n’existera jamais, en quelque sorte une dystopie féministe, mais lorsqu’on découvre, à travers les souvenirs de l’héroïne, comment le basculement a eu lieu, il semble plus facile d’imaginer qu’un jour, on pourrait basculer vers ce type de système. Et c’est en ça que la série est terrifiante pour moi !

Verdict : Cela faisait TRES très très longtemps que je n’avais pas été chamboulé à ce point. Une pure merveille, grâce une réalisation juste qui ne cherche pas à choquer mais plutôt à voir et à dénoncer ! Evidemment la grande révélation de cette série est l’actrice (et productrice) Elisabeth Moss, déjà vu dans les séries Mad men et Top of the lake (que pour ma part je n’ai pas vu).

Le livre, Une question d’équilibre de Mathilde Lacombe

Blogueuse, maman de 3 enfants et co-fondactrice de Birch Box à 30 ans, cela sonne comme une success-story à la sauce hollywoodienne mais pourtant… Mathilde Lacombe est une jeune femme française, qui mène brillamment sa vie de mère et de femme d’affaires. Son livre, une question d’équilibre, détaille aussi bien son parcours, que ses inspirations et son style de vie. J’ai accroché très rapidement à la lecture. J’ai d’abord aimé le style minimaliste du livre, les photos sont délicates et le graphisme sobre. J’imagine bien la personnalité de Mathilde proche de cela. Les sujets abordés sont assez courants et c’est la force de ce livre pour moi. Pas de recette miracle pour être la plus belle femme du monde, ou de méthode pour réussir comme elle, mais juste des conseils et une approche simple des choses. Vous êtes débordées ? Organisez-vous et tout ira tout seul ! Vous n’aimez pas le sport ? Cherchez le votre et je vous donnerai des conseils pour rester motivé ! Au fil des pages, on découvre comment Mathilde arrive à tendre vers un équilibre intérieur, qui lui est propre mais où je m’imagine bien ! 

La gourmandise, du chocolat cru Lovechock Vegan

Un truc que l’on peut croquer sans créer de malaise sous la couette (c’est bon j’arrête !) c’est bien le chocolat ! Oui mais pas n’importe lequel. Cette marque connue sûrement des vegans (Lovechock) est à tomber. Perso, je n’avais jamais gouté un chocolat CRU avant… L’intérêt de ce type de gourmandises (au delà d’être vegan et Bio), c’est que la fève de cacao n’est pas torréfiée comme la plupart des chocolats mais moulue à froid. Ce processus garantit la préservation des antioxydants contenus dans les fèves de cacao mais aussi des nutriments, vitamines, minéraux comme le magnésium, le fer et le zinc ! Le goût de ce chocolat cru au lait végétal, aux cramberries (pour l’acidité) et au sarrasin (pour le croquant) est une belle réussite. Je l’ai trouvé à La vie claire Corse du Sud . N’hésitez pas à aller liker leur page facebook si vous habitez dans le coin :).

Et vous, qu’est ce que vous aimez faire sous la couette ?

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La cap des 30 ans #2

11 septembre 2017

Il y a quelques jours j’ai eu 31 ans et j’ai fais un constat simple. L’année qui vient de s’écouler à été l’une des pires années de ma vie d’adulte.

En réalité, il ne s’est pourtant rien passé d’horrible cette année, ni décès, ni rupture, ni échec cuisant. J’ai même eu plusieurs jolis moments grâce à l’e-shop et au blog notamment. Mais c’était l’apocalypse. Et une année entière avec un tourbillon dans votre tête, je peux vous dire que c’est très long, surtout quand on n’identifie pas clairement le problème.

Retour en arrière.
Fin de l’été 2016, après une semaine de vacances à Rotterdam, j’ai 30 ans. Je pense aborder la trentaine sereinement. Je clame haut et fort que ce n’est pas si terrible, que je me sens bien dans mon corps, blablabla. J’écris un article sur le sujet d’ailleurs. Mes amies me font la surprise d’un voyage en Sardaigne entre filles. La vie de rêve. Quelques semaines plus tard, BAM. Le monde s’écroule.

Les gens me font réaliser que j’ai perdu ma bonne humeur. Je n’ai plus le goût à rien. Les problèmes des autres me fatiguent. Je m’enferme chez moi et ne sors quasiment plus. Et quand Anne Marie ne sort plus, c’est que c’est grave !! Les 30 ans m’ont mis une pression Je me suis mise une pression injustifiée pour mes 30 ans. J’angoisse sur tous les problèmes existentiels de la vie comme :
– Je n’ai pas d’enfant, je ne pense pas être prête pour en avoir un demain, quand est ce que ça viendra ?
– Je n’ai pas de situation pro stable mais en même temps j’adore cette vie, mais c’estquand même stressant,
– Je n’ai pas d’appart à moi, je ne sais pas ce que j’aimerais, mais je n’ai pas d’appart à moi !
– Je n’ai pas fait le tour de la planète, mais quand j’aurais un gosse ça sera trop tard, mais de toute manière je ne suis pas prête pour en avoir, alors il faut que je voyage, mais je n’ai pas le temps ni l’argent pour faire tous les pays de mes rêves…

BREF. Vous voyez le genre de cercle à la con qui nous emprisonne, et bien j’étais coincée là dedans.

Je ne suis pas là pour vous raconter mes moments difficiles sinon je serais aller chez Evelyne Thomas ! Je voulais vous parler des différentes pistes qui m’ont permis de remonter la pente tout doucement.

La pleine conscience

Après quelques mois de déprime intensive, j’ai commencé un stage de 8 semaines sur la pleine conscience. C’est une méthode basée sur la méditation et la prise de conscience de nos émotions, de nos douleurs, de nos schémas de pensées. Cette méthode s’adapte aussi bien aux gens stressés, qu’aux personnes souffrants de dépression ou de douleurs chroniques ou même aux personnes qui n’ont apparemment aucun souci. Ces 8 semaines m’ont fait prendre beaucoup du recul et m’ont aidé à appréhender mon stress à travers la méditation et l’écriture.

Je ressentais le besoin de me (re)connecter à moi même et au moment présent. Cela parait bête mais écrire ses rêves, ou nos moments de joie ou encore sur les pensées automatiques qui nous nuisent, m’a permis d’identifier ma manière de fonctionner depuis des années. Tout n’est pas réglé, mes angoisses n’ont pas disparu et le stress accompagne toujours mes journées.

Mais la pleine conscience n’est pas là au départ pour nous faire changer, ou pour soulager nos douleurs mais juste pour en être conscient, vivre avec sans les fuir. Voilà, elles sont là, c’est comme ça pour le moment.

Après ces 8 semaines, je n’ai pas réussi à pratiquer la pleine conscience tous les jours malheureusement (c’est le plus dur je crois) mais de temps en temps je m’y replonge !

La thérapie cognitive

Je m’intéresse également à la thérapie cognitive dont la base est « Nos émotions sont le fruit de nos pensées ». L’un des principes de cette thérapie est que ce n’est pas le monde extérieur qui est la cause de nos émotions mais seulement la représentation que l’on en a et les pensées qui nous traversent l’esprit… Vaste programme. Je ne suis encore qu’au début de mes recherches mais les progrès se font vite sentir. Pour l’émotive que je suis, je fais face à des évidences et je commence à identifier les schémas de pensées que l’on a tous un jours dans nos vies et qui nous empoisonnent.

Assumer mon coté artistique

Au cours de ces derniers mois, j’ai aussi pris conscience que la création, le manuel et l’artistique n’ont plus aucune place dans ma vie. Pourtant petite, ma mère devait toujours trouver une occupation manuelle sinon je répétais en boucle « Je m’ennuie, je m’ennuie, je m’ennuie ». Peu de dessins animés et de barbies, plutôt de la pâte à sel, de la peinture, du dessin, des figurines en plâtres ou encore du bricolage avec mon père et ma soeur… Sauf que depuis mes 20 ans impossible de conjuguer scientifique et artistique. Le blocage. Comme si je devais  cocher une des deux cases et m’y tenir. Moi qui ne supporte pas mettre les gens dans des cases, voilà que je m’étais enfermée toute seule, à triple tour.

Depuis que j’ai eu ce déclic, je mets en oeuvre tout un tas de choses pour revenir à l’essentiel, au manuel, à l’expression des émotions par la création.

C’est un processus difficile pour moi car j’ai besoin d’explorer mes mauvaises expériences et me servir de cette matière pour alimenter la création mais j’aime la direction que je suis en train de prendre.

Pour les personnes qui ont vécu des chocs, cela peut sembler futile comme problème « Oh la pauvre, elle a 30 ans ! » mais j’ai eu besoin de vous partager ce moment de vie. J’ai souhaité écrire cet article pour vous partager mes pistes vers la prise de conscience des schémas invertueux que l’on mets en place sans le vouloir/savoir ! À 20 ans, 35 ou à 40 ans…

Petit clin d’oeil à cette période de m°&/$, cette série de photo, réalisée en Belgique au pied des escaliers qui se nomme « La montagne de Bueren ». C’est un escalier de 374 marches (avec une pente de 30 %). Je crois que cette année a été aussi vertigineuse et longue que ces escaliers, une véritable montagne à gravir. J’aime imaginer qu’il y a 1 an, j’étais tout en bas, paralysée. Et me voici aujourd’hui en train de monter les marches une à une… Je suis presque tout en haut ;).


Si vous vous intéressez par la pleine conscience, je vous conseille l’auteur Christophe André. C’est l’un des chefs de file des thérapies comportementales et cognitives en France. Psychiatre, il a été l’un des premiers à introduire l’usage de la méditation en psychothérapie. Pour vous donner un petit aperçu de la méditation en pleine conscience, voici le lien d’une vidéo de 3 minutes à faire chez soi, le matin ou le soir, au bureau ou dans la salle d’attente chez le médecin… Une, deux ou trois fois par jour ! Vous m’en direz des nouvelles 😉

Balades en Corse Lifestyle

Une journée à Sperone

25 août 2017

Il y a 4 mois, le téléphone sonne. Ma meilleure amie au bout du fil. Elle me dit que la directrice du Golf de Sperone, qu’elle connait bien, souhaiterait prendre contact avec moi afin d’organiser une compétition de Golf ensemble.

Quoi ? Attends, Paula tu peux répéter, je pense que je n’ai pas saisi le sens de ta phrase. Bon, après quelques nuits à cogiter, j’accepte avec la peur au ventre, en me disant que je ne serai sûrement pas à la hauteur de cet établissement.

Il faut croire que mes apriori étaient faux puisque il y a bientôt 1 mois, nous avons réussi notre pari ! Insuffler de la création insulaire et du féminin dans un monde aussi masculin et retenu qu’est le golf. Vous m’avez tellement posé de questions sur cette journée que j’ai envie de partager sur le blog les bons moments de cette folle journée ! Je n’ai pas pu prendre beaucoup de photos vu que je courais dans tous les sens mais l’essentiel est là 🙂 


  

Avant l’évènement
J’ai demandé à Tiphaine Soler, mon amie illustratrice avec qui j’ai crée la collection de papeterie Ricciuale, de réadapter une des ces illustrations, ma favorite, pour la compétition ! Grâce à son coup de crayon, elle a réussi à créer une illustration forte et féminine autour du golf ! Si vous avez besoin d’elle pour unfutur projet, allez faire un tour sur son site ou sur son instagram , elle est douée <3 

D’ailleurs, les tote bags crées pour l’évènement en édition limité sont offerts sur l’e-shop pour l’achat de 2 t-shirts ou pour un minimum de 50 euros d’achat ! Alors rdv sur www.hypsica.com pour préparer la rentrée en douceur 🙂

Le matin : Dégustation sur le green de thé glacé Callysthé  & pâtisseries bio de la blogueuse Potrelinetta.
Nous sommes parties, Ariane et moi, en voiturette à la rencontre des joueurs en pleine compétition. Elle, avec les gâteaux sur les genoux et moi la bonbonnière de thé glacé sous le bras ! C’était génial de voir la réaction des joueurs lorsqu’ils nous voyaient arriver avec ces bonnes choses ! La magie de cet évènement, c’est d’abord le domaine et le green. Sperone est un lieu prestigieux mais surtout un lieu où l’on se sent bien, paisible. De manière plus personnelle, l’enchantement est venue de ma rencontre avec Ariane la directrice. Quel bonheur de travailler avec des gens ouverts et intéressants !


Le soir : Remise des prix avec un défilé en ouverture de soirée et création d’un espace boutiques éphémères.
Pour l’organisation du défilé, j’ai fait un petit casting sur facebook. C’est comme cela que j’ai pu choisir Cindy, Santa et Claudia, les 3 beautés qui ont défilé le soir. Les modèles enfants ont été choisis directement sur le domaine, certains sont mêmes golfeurs ! J’ai voulu pour le défilé mettre la sélection Hypsica en avant mais aussi deux autres marques dont l’univers me touche beaucoup, Karma Koma et Elisa Di Giò. Leurs créations se sont parfaitement bien intégrées avec les marques déjà présentes sur l’e-shop tel que Theodore, mes deux collabs’ avec Agathe Factory et Casalinu et les t-shirts Antica collection.



Cindy Da Costa modèle et maquilleuse


Cindy habillée en Karma Koma et Claudia Piani en Elisa Di Giò


Santa Moreno


Tous les modèles à la fin du défilé !


Livia |  Le lieu des boutiques éphémères

Voici la vidéo du défilé sur la terrasse du domaine de Sperone ! Mais avant j’aimerais remercier Ariane, la directrice de Sperone pour sa confiance et sa gentillesse mais aussi toute l’équipe du domaine, Tiphaine Soler pour son illustration et son aide le jour J, Callysthé pour les thés offerts aux gagnants de la compétition, Potrelinetta pour avoir régalé les compétiteurs de ces cookies et canistrelli,  Theodore en particulier Julien pour les t-shirts et les rompers offerts aux gagnants, Solyvia pour les roll-on offerts aux gagnants, Karma Koma en particulier Julia et la créatrice Elisa di Giò pour leur confiance et évidemment les modèles Cindy, Santa et Claudia et les enfants, vous avez été géniaux !

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July | Favorite things

1 août 2017

J’ai vu et découvert tellement de jolies choses en juillet que j’avais envie de vous faire un article en mode « cliché de la blogueuse » à savoir -> Mes favoris de… Comme je n’assume pas trop ce statut de cliché, j’ai mis un titre en anglais, ça passe mieux je trouve ! Alors dans ces favoris de juillet, il y a un peu de mode, du vintage, de l’art mais aussi des découvertes Netflix (docu sur le cinéma pornographique (vu par les femmes) & séries Netflix), et enfin un film à statuette…

Mes sandales estivales fait-main en Corse
La marque Line Lainé est toute jeune, corse et à tomber ! J’ai rencontré sa créatrice à Creazione en Juin, quand j’ai compris qu’elle faisait tout sur mesure, j’ai passé commande la seconde d’après… J’ai pu choisir la couleur du cuir, la largeur et le nombre de lanières. J’adore la démarche de la créatrice, les cuirs sont rigoureusement sélectionnés et Italie, tannés de manière végétale, teintés et transformés dans son atelier. Chaque pièce est entièrement faite à la main : de la découpe du cuir à l’assemblage en passant par la couture, aucune machine n’intervient dans le procédé de création. Et si je vous dit que je les ai payé moins de 70€ vous me croyez ?

Le choix du maillot de bain
Je m’achète assez peu de maillots en réalité, je flash rarement. J’aime pas les imprimés (seulement les rayures, on ne se refait pas ;)), j’aime pas les formes chelou, j’aime pas les couleurs flashy ni le blanc, je déteste les matières brillantes… Bref j’aime que le maillot soit basique et bien coupé. Galère. Il y a un mois je suis tombée sur cette beauté de Princesse Tam-Tam, d’un vert tout particulier. J’ai eu un coup de coeur pour le haut, avec son croisé dans le dos original et son décolleté triangle resserré sur le devant. Si vous l’aimez aussi, il est en ce moment en soldes !!

Des illustrations qui piquent
Si vous la connaissez, vous reconnaitrez sûrement le trait particulier d’Alexia Caamano, où plantes vertes et corps de femmes s’entremêlent. J’ai craqué pour ces deux illustrations mais elle fait aussi des tote bags et des t-shirts :). Sa vision du corps féminin me plait énormément. Il y a quelques jours, elle a aussi réalisé une illustration Gayfriendly…. Une fille qui ose aborder la sexualité en image, j’adore ! 

Mon sac de pêche vintage
Il fallait bien une pièce vintage dans ces favoris ! Vous avez du le voir sur mon instagram, ce sac vient du fashion truck Les pink banana… Je pensais le prendre à la plage mais en fait, ce sac à dos me suit partout. Petit bémol, les anses me scient un peu les épaules si je le remplie trop.

Les trouvailles Netflix
1- « Hot girls wanted, turned on » est une série de documentaire, des histoires personnelles qui mettent en avant l’intersection du sexe, de la technologie et des relations intimes. Le premier épisode dresse le portrait de Holly Randall et Erika Lust (respectivement photographe et réalisatrice de film porno), deux femmes qui proposent des productions de qualité pour les femmes justement. Alors je n’ai pas vraiment été séduite par la photographe (son approche de la photo est de mauvais goût je trouve) mais la démarche de la réalisatrice m’a interpellé. Elle bouscule beaucoup de clichés sur le porno, j’ai trouvé son point de vue fascinant et libérateur.
2- Gypsy est une série Netflix avec Naomi Watts qui incarne une psychologue assez dérangée, qui rentre dans l’entourage de ses patients en se faisant passer pour une journaliste… Cette première saison a été un bon divertissement durant ma pause déjeuner ! Ce n’est pas un chef d’oeuvre mais je l’ai trouvé agréable à regarder grâce au jeu de Naomi Watts, on va pas se mentir. Elle sauve un peu cette série car le scénario est parfois un peu tiré par les cheveux mais disons qu’en été avec une bonne salade c’est nickel ! Pourquoi en été on est moins exigeant sur ce que l’on regarde !?? Vaste question 😉

En fait mon vraie coup de coeur pour une série a eu lieu il y a 2 mois. Je suis tombée en amour devant une série (Girlboss) qui parle de vintage et de commerce en ligne à San Francisco (la perfection en terme de série pour moi en fait). Mais les gars de Netflix ont décidé de l’arrêter au bout de la première saison. Rêve d’une vie brisé en 1 seconde.

Rendre à Oscar ce qui est à Oscar
Vous vous souvenez de ce qui s’était passé aux oscars en début d’année : « L’oscar du meilleur film est attribué à La la land… heu non à Moonlight !! »… Beh en fait c’est un peu ce qui s’est passé dans ma tête il y a quelques jours quand j’ai (enfin) vu Moonlight !

J’ai tellement aimé La la land, le seul film qui a eu l’oscar pendant 2 minutes, que je ne pensais pas pouvoir aimé (encore plus) Moonlight. Un film qui mérite vraiment l’Oscar pour moi, un chef d’oeuvre ! La précision du scénario, la justesse du jeu et surtout la délicatesse face au sujet traité. On y découvre l’évolution d’un afro-américain, de l’enfance à l’âge adulte, avec ses questions sur la sexualité et l’amour, dans un quartier en difficulté ! Chaque plan est une photographie, ce film est une claque pour moi.

Et vous c’est quoi vos favoris de Juillet ? Heu non vos favorite things ??
Lifestyle

Càpu a càpu #2 | Lisa Bettini

6 mai 2017

Depuis le premier Capù a capù il s’est passé plus d’un an, vous vous souvenez, c’était avec la chanteuse l’artiste Mila Auguste.

Aujourd’hui je remets le couvercle avec une meuf aussi drôle que bombasse, Lisa Bettini ! À l’occasion de sa campagne Ulule pour son livre « Tirée par les cheveux », on a discuté de son nouveau projet, des difficultés à être édité aujourd’hui mais aussi de mode, de super pouvoir capillaire… Bref j’étais obligée de partager ce bon moment avec vous !


Bonjour Lisa, comment te sens-tu à quelques jours de la fin de ta campagne Ulule ? Tu check toutes les deux minutes si l’objectif est atteint ?

Anne-Marie, me prends-tu pour une psychopathe ? Bien-sur que OUI, je check toutes les 2 minutes 😉 Mais je me sens plutôt bien, merci. La campagne a été bien accueillie et je remercie TRÈS FORT toutes les personnes ayant participé ! On est pas au bout, mais on voit les côtes apparaître.

Je t’ai connu sur l’émission Inseme mais bon je suppose que tu as eu une vie avant France 3 Via Stella ?

Oui j’ai passé 7 ans à Paris ou j’ai commencé toute jeune (à 20 ans) ma carrière dans une grande agence de pub. Puis j’ai eu une phobie du CDI et suis repartie sur les bancs de l’école et me suis tournée vers l’audiovisuel. Pour vous le faire bref, je suis passée par de jolies boites de production comme Fremantle Media, des institutions comme le Festival de Cannes ou bien Canal + … Et puis la vie m’a ramenée à Ajaccio sur mes terres.

Comment t’es venue l’idées de ce livre, tu t’es réveillé un jour avec une illumination ?
J’avais un blog -hyper confidentiel- nommé Tirée par les Cheveux, je ne l’avais communiqué à personne mais j’écrivais plein d’histoires dessus. Puis j’ai commencé à diffuser mes textes, 2-3 sourires, quelques rires et des encouragements et je décidais dans la foulée de lancer un recueil de tout cela.

En quoi ce nouveau projet est t-il différent de tout ton parcours d’écriture ?
Je l’ai lancé sur une plateforme de financement participatif. En gros j’ai fait tout l’inverse qu’il est habituel de faire. Normalement, lorsque l’on a un manuscrit on le présente à des maisons d’édition. Moi je l’ai remis entre les mains du public. Un super moyen de tester si ce livre, qui se voulait frais et sans prétention, arrivait au bon moment et surtout pouvait intéresser les gens.

Est-ce que c’est compliqué de sortir un livre en 2017 ? 
Oui c’est plus compliqué, comme pour la musique j’imagine. On n’est plus dans le faste des Majors comme il y a 20 ans. Mais tout est possible, si on veut, on peut. C’est mon mantra, j’y crois vraiment.

Pour écrire, tu te plonges dans un contexte particulier ?  Je suis curieuse de savoir comment tu abordes cet aspect là de la création ?
J’écris tous les jours, sur tout type de supports, j’ai toujours un cahier dans mon sac, pour quand je suis en déplacement par exemple. Le plus important dans l’histoire est le stylo, il faut qu’il fasse une belle écriture, alors là je suis dans les conditions optimales pour écrire ! Sinon, je me mets sur mon ordinateur qui fait un bruit d’avion à réaction, car je ne l’ai pas éteins depuis des mois (des années?), le pauvre …

Pour les personnes qui aimeraient se lancer dans le journalisme ou l’écriture d’un livre, aurais-tu des conseils ?
Le journalisme d’aujourd’hui est bizarre. Il reste un côté respectable de la profession, mais de l’autre, une course effrénée à l’information via Twitter, une recherche permanente du buzz, toujours plus loin, … Je ne me reconnais pas dans cela. C’est pourquoi je ne traite jamais de sujets lourd, je reste d’humeur légère que ce soit dans les émissions dans lesquelles je travaille ou les magazine pour lesquels j’écris.Les mois qui viennent vont être chargés pour toi, entre le mercato TV et la sortie de ton livre. Comment vis-tu cette période particulière ? Une méthode pour rester zen ?
A partir du mois de mai, chaque année, je suis à bloc. Je me mets en mode Rocky Balboa avant un combat. Je surveille ce que je mange et je bois, j’essaie de conserver au maximum ma vitalité. C’est pas du tout fun mais je me couche tôt pour pouvoir me lever aux aurores, car l’avenir appartient à ceux … vous connaissez la suite. 
Je redeviendrai plus sympa à fréquenter cet été promis ! Pendant 1 mois ou 2 (le mercato TV est de plus en plus tard …) on joue notre rentrée donc le jeu en vaut la chandelle.

Je trouve ton style d’écriture assez brute, acerbe ! C’est pas possible de somnoler quand on te lit. Des fois je me dis « Elle a vraiment osé écrire ça ? » Mais j’adore… Comment définirais-tu ton style ? 
Ahaha, j’adore ce compliment, merci Anne-Marie ! C’est un travail de plusieurs années … En réalité, plus jeune j’étais très timide et je n’écrivais que des poèmes un peu sordides (alala, pré-adolescence, cette période ingrate). Puis le déclic : je suis devenue un pitre. Dieu merci ma famille est compréhensive, j’avais un père hyper blagueur, donc il avait déblayé le chemin ! Je n’ai pas beaucoup de pudeur, mais je n’étale pas ma vie non plus. Je vois la vie faite d’auto-dérision, les petits soucis passent mieux quand ils sont moqués. Et ça n’a pas du tout étonné ma grand-mère que l’on ai caché une petite kekette sur la couverture. On peut rire de tout, si ce n’est pas vulgaire ni offensant !

Justement, la couverture de ton livre est a tomber ! J’avais envie de te poser la question « Si tu avais la possibilité de rencontrer un artiste, ça serait… » mais je suppose que ça serait elle ?
La couverture, c’est Djelissa Latini, ma cousine qui l’a réalisée. (Quand je vous dit qu’on est des rigolos dans la famille !) Elle est artiste designer. Oui c’est elle que je voudrais voir car elle est comme ma sœur, mais si loin de moi, Strasbourg, LA, partout dans le monde, mais tout le temps dans mon cœur. Sinon j’avoue qu’un petit meeting avec Vermeer serait pas mal, juste pour qu’il m’explique comment il a peint les bacs de glace « La Laitière ».

Parlons un peu de mode maintenant, quel est ton style vestimentaire de tous les jours ?
Pull crop-top, jean taille haute et baskets.

Quand on te dit mode, tu penses à …


J’adore la mode des années 90. Mais je suis une fan absolue de tout ce qui brille, je suis attirée comme une pie par les sequins, les paillettes, rien que de t’en parler, j’ai l’oeil qui s’emerveille. La mode c’est avoir un style qui soit super sympa, constitué de choses simples mais efficaces. Je suis persuadée que quand on a « l’œil mode » on peut trouver dans les pires pièces de quoi faire quelque chose.

Et coté beauté, quel est ton rapport au maquillage toi qui travailles à la TV ?
Le maquillage TV est spécial, il est épais. Mais on se sent comme une bombasse sans défauts, c’est un peu magique. Mais parfois en plein soleil on fait peur aux enfants ahah.On a des fées qui nous subliment, quand il y a une connexion avec la maquilleuse c’est super et ça fait la différence. Sinon, dans la « vraie vie » je prône l’hydratation & les huiles essentielles, le naturel avant tout ! Un petit peu de fond de teint pour les rougeurs et du mascara. La couleur pourpre pour les lèvres est ma préférée.

Et sinon pour ta belle crinière tu fais quoi #jesuisjalouse ?
Pour les cheveux c’est drôle mais je me suis sentie toute une vie comme Samson, le mec qui puisait sa force dans ses cheveux. Donc une vie de cheveux long et l’année dernière BIM coupe au carré, c’était pas du luxe de les faire respirer. Un shampoing volumateur Glynt + un masque 2 fois par mois Carita + un spray a pulvériser sur cheveux encore mouillés Végétalement Provence. Je les laisse vivre, ma mère dit que je ne suis jamais coiffée, c’est un peu vrai.

Hypsica est un blog plutôt Lifestyle, entre confidences personnelles, mode vintage et véganisme à mi-temps ! Si tu avais un blog Lifestyle, ça serait quoi « L’art de vivre selon Lisa Bettini » ?
Ahah, mon art de vivre prônerait les petites choses quotidiennes à faire pour être heureux : manger un truc super cool, se dire qu’on a de la chance, qu’on a de l’air, un toit et plein de choses à réaliser ! Même si ce n’est pas tous les jours tout rose, j’écrirais sur comment voir le verre à moitié plein. Et finir par y croire dur comme fer !

Avant de te quitter Lisa j’ai une dernière question. Il y a 6 mois, j’ai crée avec l’artiste Tiphaine Soler une collection de papeterie appelé Ricciuale disponible sur l’e-shop www.hypsica.com…
C’est hyper mignon votre collection ! Bravo ! Vous faites parties de ces Corses qui entreprennent, longue vie à vos projets !

… Justement si tu avais toute la collection devant toi qu’est ce que tu ferais des petites affiches de notre hérisson ? Quels seraient les premiers mots que tu écrirais sur le carnet de notes et quelle serait ta « to do list » du moment sur le bloc-notes ?
J’accrocherais les petites affiches au dessus de mon bureau sur la baie vitrée, place du Diamant, il serait comme suspendu dans les airs au dessus des gens qui marchent dans la rue. J’écrirais dans le carnet : « Alors Lisa, quoi de neuf aujourd’hui ? » et dans la TO DO : « Checker si la Cagnotte a augmenté ! »

Merci Anne-Marie pour cet entretien, on se sent bien sur ce site, c’est fou :).


Pour soutenir la campagne Ulule et recevoir ce joli livre chez vous, c’est par ici que ça se passe… Et n’oubliez pas de suivre Lisa sur FacebookInstagram et Twitter.

Lifestyle

Un printemps à vélo !

19 mars 2017

Les lèvres gercées et les chaussettes polaires ne seront bientôt plus qu’un lointain souvenir puisqu’aujourd’hui c’est le PRINTEMPS !! Bonheur. Pour le momen, évitons de penser aux moustiques qui nous feront passer une nuit blanche et aux coups de soleil qui provoqueront un vieillissement prématuré de notre peau. Non non ça on y pense pas !

Pour moi le printemps est une période de renaissance pour mon corps. Je ne parle pas de chakra, de corps qui s’ouvre comme un bourgeon en communion avec la nature hein ! Spirituality no way… Je parle de sortir et bouger mon corps, tout simplement. J’associe l’hiver à sport en salle et ça ce n’est pas possible pour moi. J’ai déjà essayé. J’y ai laissé des sous mais aucune sueur. Sport doit rimer avec amusement et plaisir. Même s’il ne fait jamais très froid en Corse l’hiver, je n’arrive pas à me motiver et bouger de manière régulière, surtout emmitouflée dans 3 couches.

Une des activités que j’ai envie de pratiquer ce printemps c’est le vélo ! Le premier sentiment de liberté enfant, je pense l’avoir ressenti sur mon vélo bleu ! Au village, je me revois sillonant les quartiers pendant 3 ou 4 heures sans me soucier des cuisses qui brûlent, de la sueur et des cheveux dans les yeux. J’étais heureuse et libre. Et il y a 2 mois, j’ai eu besoin de ressentir ce lâcher prise, alors je me suis remise tout doucement en selle, même si le réel déclic a eu lieu cet été à Rotterdam, d’où la photo de l’article ;).

À l’heure ou nous sommes dépendants de nos voitures ou des transports en commun, c’est un bonheur de partir de chez soi à vélo quand on veut avec seulement son legging, une brassière et une bouteille d’eau. Alors la première fois je me suis un peu focalisée sur mes cuisses qui brûlent (on n’a plus 12 ans) mais j’ai pris tellement de plaisir… Je crois que c’est une des raisons qui fait comme aime le printemps, chaque chose est faite avec plaisir.

Parce que le ciel est plus bleu, la nature se colore, la bière fraîche est meilleure, les fruits sont plus juteux et les robes plus fleuries.

Et si vous n’avez pas de vélo ou si vous souhaitez voir de beaux paysages en Corse sans avoir les cuisses qui brûlent, j’ai la solution ! Il y a quelques semaines, j’ai découvert la start-up Appebike grâce au blogueur Andemu. Le principe : Des vélos électriques installés sur toute la Corse pour découvrir l’île de beauté d’une autre façon, à son rythme, plus sainement et en respectant la nature. Pour mieux comprendre le principe, je vous invite à lire cet article et à suivre Appebike sur Facebook ! Le lancement est prévu pour avril 🙂

Site Appebike


Et vous, qu’est ce qui vous tente pour le printemps ?